Le retour des blousons noirs
Eddy, Elvis, Jony et Suzy font un come back, c’est le grand show de l’été de la Cie Globtrott. Attention, les mobylettes vont pétarader à nouveau dans les villages de la contrée. Un gourou noir les a envoûté, attention les mémés. Fermer les portes à clef.

Le retour de jony et suzy
Ils n’ont pas de respect pour les lieux sacrés et toujours les derniers à s’arrêter.
La bande des quatre, Eddy, Jony, Suzy, Elvis, pour animer vos fêtes de plein air, pensez y!

Eddy

Jony

Suzy

Elvis
Animation haute en couleur et en bonne humeur évolutive parmi le public.

animation de rue
La recette de la soupe des contes
La soupe, c’est une véritable potion magique. C’est ma première conclusion. L’organisation de cette première soirée contes me donne cette sorte de révélation. Sa fabrication et sa dégustation nous ont remémoré un ensemble de paroles entendues de nos anciens. Réflexion faite, je comprends pourquoi nos ancêtres étaient si accrochés. Il y avait tout dedans et ça paraissait pas grand chose en même temps. Matin, midi et soir, à chaque fois, le plein de vitamines! Et pour certains, en complément alimentaire, un petit coup dedans ou à côté et pour d’autres, plus costauds et travailleurs de force un bon coup de gniole pour exterminer les quelques microbes installés dans le tube digestif. J’parle pas de ceux qui abusaient, c’est une autre histoire.

La soupe aux légumes du jardin
Préparer la soupe, c’est tout un petit rituel, surtout pour nous qui devions préparer pour remplir une centaine de bol selon nos prévisions. Il faut d’abord trouver des légumes, mais il faut dire que chez nous à la campagne, y’a pas trop de souci, y’a qu’ à se baisser pour les ramasser. Sauf chez ceux pour qui la terre est trop basse! Ensuite, il faut des bonnes volontés, c’est à dire des bénévoles. Des gens qui croient que l’on peut faire des choses, beaucoup, avec des petits riens.

Alexis, les légumes et ses couteaux
Cette année, pour notre première, on a eu la chance d’avoir avec nous le président de la saint Blaise de Lésigny qui a lu à la cérémonie à l’église un texte autour du bénévolat et de la bonne parole ” donner sans vouloir recevoir“. Ni une, ni deux, il l’a appliqué! C’est Claude, et chez nous, il est connu pour sa générosité et ses coups de main facile. Un grand cÅ“ur! Et les autres, Alexis qui sait manier les couteaux de cuisine comme pas deux, Valou et sa maman, des convaincues de la bonne soupe, Véro et Pascale qui à une bonne connaissance des légumes anciens et les conjoints qui se sont occupés des enfants pendant ce temps-là . Les composants de la soupe préparés, celle ci pouvait commencer à se faire dans les grandes marmites électriques de Gilberte. Confort moderne oblige, nous ne sommes pas vraiment des intégristes. Nous fabriquerons, peut être, un jour la soupe en direct. Mais pour l’instant, nous sommes arrivés à la salle des fêtes avec le produit tout fait, près à mijoter tranquillement ,et surtout pour embaumer la salle de cette douce odeur de légumes. La soupe placée là comme symbole de la chaleur humaine et du partage.

Claude, Alexis, Valou et sa maman.
Une soirée contes réussie est à l’image de la fabrication de la soupe. Il faut de bons légumes du jardin, bien frais, les préparer en fonction de leur nature et les faire arriver dans la marmite au bon moment selon leurs consistances. Les pois plus durs, d’abord, pour finir avec les tendres pommes de terre. Les enfants des ateliers de théâtre, plus expérimentés, ont commencés à chauffer la salle, fait rire le public. Ensuite, véro la pro en toute simplicité à attaquer le premier conte, puis, sont venus tous les autres qui, avec plus ou moins de facilité, ont su captiver le public.

Une première pour Giovanna
Chacun va certainement tirer des leçons de cette expérience pour la prochaine fois faire autrement et différemment. Peut être, pour certain se détacher du livre ou de l’album et de la lecture pour apprendre l’histoire et la vivre encore plus. Véro est là pour aider et donner des conseils afin de s’approprier le récit conté d’une histoire.

Teddy lui aussi!
Avoir la facilité de notre mémoire locale, Michel Arnoux dont la tête fourmille de dizaine d’histoires apprises, entendues et vécues. C’est pas évident! Les savoir faire s’apprennent. Il pourra certainement donner quelques conseils pour broder à partir d’une trame. Il a déjà plus de 80 ans et c’est encore un gamin. Il n’a pas pu s’empêcher de venir à la soirée avec la musette de son père ramenée de la grande guerre avec gamelle en aluminium et accessoires… et sa bouteille de Viandox… si la soupe n’avait pas été à la hauteur. J’crois même qu’il en a ramené un peu chez lui, il avait pour ça ce qu’il fallait.

Michel, la musette et la gamelle.
Vous avez dit inter génération! Michel : 83 ans et Jane : 3 ans. Sans commentaires. Ici, nous avons des idées mais nous les appliquons! Faire le plus avec le moins! Notre devise.

Michel, humour, histoire et inter génération
Et comment transmettre le savoir vivre et la culture!

Les droles à la soupe!
La soupe des contes à Lésigny
N’hésitez pas à rejoindre ce groupe de doux rêveurs le 21 mars pour la deuxième en après-midi N’oubliez pas le droit d’entrée: un légume et un bol pour déguster les soupes à l’entracte. Et que vive la culture populaire rurale.
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Les conteurs de la soirée

Samedi 30 janvier de 7h à 10h du soir, c’était la première soirée contes autour d’une soupe à Lésigny. Dehors, il faisait bien froid à ne pas faire sortir un loup, même affamé, à l’intérieur de la salle du pré du four, il y avait une bonne chaleur humaine et surtout une bonne soupe odorante et mijotante! La soupe! Le secret des grands mères! Toutes les chances de notre côté pour réussir une soirée contes à la sauce contemporaine. Enfants, jeunes, plus âgés et vieux étaient là pour broder et tricoter des histoires, contes et légendes, d’un autre temps et d’ aujourd’hui. Et surtout venus pour se raconter des histoires! Et croire peut être qu’il faut continuer à douter, à s’interroger pour continuer le chemin de notre destin d’être humain. C’est, peut être ça, la culture populaire rurale.



En début de soirée, les enfants des ateliers de théâtre de Véronique Legangneux ont chauffé la salle en présentant deux scènes en cours de réalisations. Les rires du public déjà au rendez vous ! On imagine le spectacle de fin d’année. L’auditoire, mis en condition, était donc disponible pour se lancer dans l’ aventure de la soirée contes autour de la soupe. Le public devint acteur à son tour et fut à la hauteur. Engagement, écoute, convivialité et partage furent le ciment de ce moment passé ensemble. Créer une soirée avec rien mais avec la disponibilité de chacun, c’est pas si compliqué. L’aventure devrait se poursuivre en alimentant notre réflexion de tous ces regards d’enfants observés pendant cette soirée.
A la bonne soupe des contes à Lésigny
La compagnie Globtrott, une association résolument implantée à la campagne concernée par le développement de la culture populaire en milieu rural va poursuivre son rayonnement à un rythme plus soutenu maintenant qu’elle a pris le temps de s’installer. Ne mettons pas la charrue avant les bÅ“ufs comme dirait les anciens ! L’année 2010 va voir se mettre en place plusieurs projets festifs dans un esprit de partage, de convivialité et de fraternité. Une première expérience commence le 30 Janvier à la salle des fêtes de Lésigny à 19 h. Elle s’appelle la soirée contes autour d’une soupe. L’idée est simple et généreuse, il s’agit de créer une soirée chaleureuse avec rien. Pas de droit d’entrée, on vient avec un légume et son bol pour boire la soupe à l’entracte. On vient surtout avec une histoire, un conte, une brève à raconter, triste ou drôle. Si on est un peu timide et que l’on ose pas …, on vient faire le public pour applaudir les conteurs amateurs et chanter le refrain de la bonne soupe des contes. Il y a déjà une vingtaine de conteurs inscrits et déjà dans les starting-blocs pour animer cette soirée qui, je le crois, sera une première. Mettons les paroles du bon pasteur en pratique! La soirée se décomposera en 3 parties.

Le tract de la soirée contes
En premier, les enfants de l’atelier de théâtre de la Cie Globtrott chaufferont la salle pendant une petite demi-heure, ensuite les contes autour de la soupe débuteront avec les conteurs amateurs pendant une heure et demi, puis entracte avec la dégustation de la soupe qui aura mijoté à côté de nous. Enfin pour les plus téméraires, une dernière partie avec les contes les plus longs, notamment celui de notre conteur local, Michel, qui nous fera un peu de patois. Belle soirée fraternelle en perspective. A bientôt pour le bilan.
Jean François Kahn, ami du Cri
Jean François Kahn est notre ami. Pour notre équipe postal de performeurs numériques, appelés aussi posteurs, c’est de la jubilation. Personnellement, quand j’ouvre son canard et que je découvre un de ses articles dans Marianne, moi le directeur du CRI, je vois déjà sa bouille si caractéristique, ses petits yeux intelligents encadrés par ses lunettes d’intello et surtout sa gestuelle d’exalté: je me sens déjà en condition pour recevoir les bonnes paroles et le message du maître à penser.
C’est bon, je sais qu’il va me détendre l’agacement comme dirait la Maria Bodin qui habite du côté d’Abilly, pas loin du Petit Pressigny, n’est-ce pas JFK? C’est de l’efficacité en barres vitaminées, en quelques phrases, il nous présente rapidement une idée forte émanant de son regard qu’il pose sur notre société. C’est extra lisible car il est extra lucide! Il pose avec une telle facilité des mots sur nos impressions de simples citoyens. De sa lumière d’historien éclairé, il théorise brillamment notre présent. Quel soulagement, quand il invente l’expression “la bien pensance“. Quel fortiche. A cet instant, il me livre un condensé lumineux de mes propres réflexions, celles que j’exprime incorrectement par un ensemble de périphrases. Par conséquent, il me donne les outils d’une meilleure expression de ma pensée. Du coup, il me rassure et me transmet un peu de son intelligence. C’est le philosophe des lumières. Nous, nous ne sommes que des éclats de lumières. C’est pour cela que nous aimons JFK au centre de CRI.
Tous les lundis, nous diffuserons des extraits de ses brèves puisées dans le bloc-notes du bon journal et excellent canard qu’il a créé : Marianne. C’est du Kahn Art. Qu’il nous excuse pour cet emprunt. Les bons s’inspirent, les meilleurs copient. Sined

Le Kahn Art
Etsuko Sawada au Grand Pressigny
On la connait déjà , c’est Etsuko Sawada. Si vous voulez voir son travail il est actuellement exposé à l’office du tourisme du Grand Pressigny. Elle est venu du Japon apprendre la calligraphie occidentale qu’elle enseigne aujourd’hui, vous pouvez admirer le résultat.

Etsuko Sawada Calligraphie Grand Pressigny
Mashhad un lieu de pélerinage en Iran
Au centre, il y a la table, et autrefois, c’était le lieu du sacrifice. On y tuait la bête et même parfois, l’homme.
En lisant un manuscrit pour un livre que Serge Michel prépare sur l’Iran, et qui sortira bientôt, j’ai appris que la ville de Mashhad, à 1500 kilomètres de Téhéran, est toute entière organisée autour d’un tombeau, comme les convives autour de la table. C’est le tombeau de l’Imam Ali Reza. Il mourut probablement à table en mangeant le raisin que lui avait offert le calife Al Mamoun. Alors j’ai voulu faire un peu d’étymologie (science des mots) sur le nom de Mashhad, qui signifie “ville du martyr”.

Organisation de la ville
Dans nos villages aussi, les rues convergent vers un édifice en forme de croix. Cet édifice est lui-même bâti autour d’une croix et sur cette croix, un homme lynché par la foule. Et à chaque messe, le fidèle se fait un devoir de manger et de boire un bout de son corps (hostie). C’est pour cette raison qu’en anglais, mash, c’est le tumulte de la foule et que mess, c’est la table officielle où on va manger. Le mash de Mashhad est d’origine indo-européenne, et a sans doute un rapport avec le mash anglais. Si un lecteur peut nous renseigner.
Notre messe, c’est le missus, l’envoyé, le bouc expédié dans le désert pour expier les fièvres de la communauté prise de folie. Notre messe renvoie donc à notre table, à la consommation du sacrifice, au tohu bohu de la crise et de la panique, à la victime émissaire qui calme la foule et sa faim. Pour en savoir plus, lisez René Girard.
La Saint Blaise de Lésigny mon retour au pays
Le samedi 23 janvier, c’est la sainte Blaise à Lésigny sur creuse sous la présidence de Claude VOYER. Les «hostilités» vont commencer à 16h30 devant chez moi, ancien président, à la Minoterie où un premier cortège va remonter les rues du village en fanfare pour aller se présenter au domicile du nouveau président. Muni de l’aiguillon, symbole de cette fête, je vais faire la passation de la présidence en remettant l’objet. Premier vin d’honneur suivi d’un défilé qui nous mènera à l’église pour la cérémonie qui sera célébrée par le bon père Jean-Pierre à 18h. A nouveau défilé en fanfare puis un autre vin d’honneur à 19h suivi du Banquet. L’année dernière, j’avais fait un article, paru dans le bulletin municipal, pour expliquer les origines de cette fête en voici le détail:

Le défilé en banda et stars d'un jour
Les autochtones, les gens du coin, les ruraux, ceux qui sont nés ici, le savent! Et les autres, ceux qui viennent d’ailleurs et souvent de la ville… Et ben, ceux là , ils vont voir débarquer chez eux, au début de l’hiver, à la nuit tombante, après le boulot, à l’heure où l’on n’a plus envie de voir personne, deux ou trois gars patibulaires avec un grand sourire aimable et qui leurs diront «on passe pour la Saint Blaise». Ces gars là , ce ne sont pas les pompiers, ni le facteur, ni les footeux, qui viendraient présenter le calendrier. Et bien non, ceux là , ils vous présentent la CARTE, ce fameux sésame qui vous donnera le droit d’entrée au BANQUET de la fête des laboureurs et des travailleurs réunis.
Car, il faut vous dire, qu’ici aux confins de la Vienne et de l’Indre et Loire, après les fêtes de fin d’année, on ne s’arrête pas là , on en remet une couche: on ripaille encore une fois. Autour de tables dressées, décorées de gerbes de blé et cocardes tricolores, dans la salle communale, les détenteurs de la fameuse CARTE dégusteront un menu gastronomique préparé par un traiteur engagé pour l’occasion. Et alors, on boira un premier coup, on parlera un peu, on écoutera un discours, on boira un autre coup, on mangera l’entrée, on reboira un coup, Camille, sorte de Coluche local, nous en racontera des bien bonnes de sa jeunesse et aussi des plus récentes parce que lui, il vit la vie! on commencera vraiment à parler fort, Monique nous déclamera un poème que certains n’écouteront pas et se feront engueuler en retour parce qu’il ne respectent pas l’art des autres, on reboira un autre coup, on attaquera le prochain plat apporté par des serveurs sympas, le père Lucien nous chantera une ritournelle que plus personne ne connaît, et pis voilà , on se mettra à parler encore plus fort,… Au bout d’un moment, il n’y aura plus rien à manger, alors, on ira aider la digestion en essayant de danser sur les airs de bal musette. C’est ainsi que cela se passe, ce n’est pas extraordinaire mais on aime ça tout simplement car c’est humain.

Le président en costume républicain
Quelle est l’origine de cette fête ?…traditionnelle !
Certes l’homme a honoré et célébré la terre, notre mère nourricière, depuis les temps reculés. Mais en menant la recherche autour de la SAINT BLAISE, on s’aperçoit que son apparition remonte à une époque pas si lointaine, tout juste à la fin du 18ème siècle, et qu’elle serait une des nombreuses conséquences de notre révolution française, ce moment de l’histoire qui a tant marqué notre démocratie. Certains hommes politiques de l’époque, tel que monsieur de Robespierre, éclairés par les lumières de philosophes comme Jean Jacques Rousseau, auraient considéré qu’il était souhaitable de créer des fêtes nationales dont celle de l’agriculture. Considérées comme éléments fédérateurs, ils pensaient que les manifestations fraternelles, feraient évoluer le genre humain. «Rassemblez les hommes, vous les rendrez meilleurs…» pensaient-ils. Et considérant que l’agriculture est le premier des arts, tout bon citoyen devait en célébrer la fête. C’est ainsi que dans nos régions, au moment où la terre se repose, nous vîmes apparaître cette fête. Elle s’organisait autour d’un ensemble de rituels faits notamment de cortèges de laboureurs suivis et précédés de chars, ornés de végétaux et tirés par des bœufs. Ils représentaient sous formes de symboles les instruments du travail de la terre et sous formes d’allégories les laboureurs dans les différentes scènes de leur labeur. Des chants accompagnaient les défilés et l’on pouvait entendre sur un air de la Marseillaise les paroles suivantes «aux armes laboureurs, prenez votre aiguillon! Marchez et que la charrue ouvre un large sillon».
Avec le 19ème siècle, ces fêtes patriotiques ont disparu car dans son désir de conquérir le monde, Napoléon 1er s’est alors plutôt préoccupé de ses campagnes (guerrières) que de la campagne!
C’est dans la 2ème moitié du 19ème siècle, sous la 2ème république, que vont renaître des manifestations agricoles appelées Comices, sorte d’assemblées de spécialistes de l’agriculture venant échanger les expériences de chacun afin d’améliorer les pratiques et les procédés agricoles.
Au début du 20ème siècle, tout en conservant l’organisation des Comices annuels, les fêtes de l’agriculture réapparurent dans le sud Touraine et le nord est Vienne. Elles furent appelées «fête des laboureurs», du nom des travailleurs de la terre, et aussi «Saint Blaise» du nom du saint patron des éleveurs de bœufs.
Après les privations de la 2ème guerre mondiale, elles repartirent de plus belle. Il suffit de regarder les menus des années 50 pour s’apercevoir que le banquet était une véritable ripaille gargantuesque. Par exemple, le 15 février 1953, le traiteur de l’époque, monsieur Primault de Coussay, proposait pour le repas: potage de cheveux d’ange, hors d’œuvre varié, tête de veau ravigote, gigot de pré-salé, haricots verts, rôti, poulet de grain sur cresson, salade de saison, dessert, savarin à la crème, corbeilles de fruits, et tout cela arrosé par des vins de Loire.
Dans les années 60, à l’époque où la télé ne dictait pas encore la vie des gens, ces fêtes faisaient l’objet de préparations importantes, de veillées où chacun s’affairait à concevoir le plus beau char possible. Et pendant la fameuse journée, nous les gamins du village, nous paradions fiers sur notre char, heureux de faire partie d’une communauté d’homme dont la vie avait un sens… Ce rêve se brisa pour nombre d’entre nous quand, à la fin de cette décennie, nous dûmes emprunter le chemin de l’exode rural. Finalement, quand un ancien président, bien inspiré, me demanda de prendre une future présidence, j’ai compris que j’accomplissais enfin mon retour tant désiré au pays. Merci à toi l’ami!
A Lésigny, cette manifestation perdit de son ampleur dans les années 70 et devint très confidentielle car il n’y avait plus que quelques convives autour de la table du banquet. Au début des années 80, sous l’impulsion de Michel Dechesne, alors président du Syndicat d’ Initiative, la fête de la Saint Blaise fut remise au goût du jour, maintenue et prise en charge par cette association. En 1986, à nouveau, un président fut nommé, Daniel Tremblais et un vice président, Michel Nouhaud. Et de leurs efforts conjoints, la fête reprit une certaine importance en termes de fréquentation. N’oublions pas les présidents suivants qui ont maintenu le rythme pour qu’elle perdure jusqu’à nos jours. Alors, Continuons !

une cérémonie en chansons
Quel est le sens de cette fête, aujourd’hui, pour moi, président d’un jour?
Aujourd’hui, cette journée de fête rassemble des concitoyens natifs du village et les autres venus d’ailleurs qui ne pratiquent pas de métiers liés à l’agriculture. C’est pour cela qu’il serait préférable de renommer cette manifestation soit « fête du monde rural » ou « fête de la ruralité ». Car les campagnes maintenant regroupent des gens dont les projets s’articulent plutôt autour du retour à la nature comme un idéal de vie. Pour moi, cette journée n’est donc pas qu’un moment où l’on prolongerait mécaniquement une tradition, c’est l’occasion d’entretenir et de développer la fraternité et la solidarité si nécessaire entre nous les hommes pour faire face ensemble aux vicissitudes de la vie. En mettant ma touche personnelle à ce moment festif, je voudrais apporter ma pierre à cette construction du mieux vivre ensemble dont je souhaite qu’il soit partagé par le plus grand nombre. Parole d’humaniste. Alors, quand vous nous recevrez, j’espère que vous comprendrez mieux le sens de notre visite, les vices présidents et moi-même, président d’un jour que je vous souhaite beau.
Herboristerie Larmignat
On avait déjà eu l’occasion de parler de l’herboriste de Châtellerault à propos de la sortie du livre de Lisa Glenn produit par le Centre de Cri et les Editions Marquetapage. Voici que Jean-François Cavallier croise à nouveau le chemin de notre crieur posteur FXD.
Ca n’arrête pas de sonner ici! Et en plus ce n’est pas le téléphone. Un vrai défilé de clients au lendemain de noël, vous y croyez vous? Mais quelle porte viennent-ils comme ça pousser et ouvrir? Celle de Jean-François CAVALLIER, l’herboriste, installé 72 Grande Rue à Chateauneuf.

Façade rénovée en face de l'église de Chateauneuf 72 Grande rue
Rencontré quelques jours auparavant, nous avions convenus comme date de discussion ce samedi 26 décembre, vers 10 heures car il ne devait pas y avoir trop de clients. Raté! A croire que les petits commerces ont encore le vent en poupe. Ca, la porte, elle en fait du vent dans la nouvelle boutique du successeur de Mr LARMIGNAT.
Chez Mr CAVALLIER, on trouve des plantes. Mais pas les mêmes plantes que chez les fleuristes. Ici ces plantureuses dames sont enfermées dans des sachets, liquides dans du verre, en gellule,… Des plantes qui soignent, qui remettent en forme, qui font toutes sortes de bienfaits pour le corps humain. Et si je vous dis qu’il ne reste qu’une vingtaine d’herboristerie en France aujourd’hui, vous allez sûrement me répondre que j’ai abusé de certaines plantes!

Jean-François Cavallier successeur de Mr Larmignat
Détrompez-vous, si l’enseigne est devenue une fleur rare c’est bien car le Maréchal Pétain supprime le diplôme d’Etat d’herboriste en 1941. Depuis, plus aucun n’a été délivré en France. Et ce n’est sûrement pas prêt de redevenir possible devant le lobby des pharmaciens, des industries chimiques et face à la faible demande pour exercer un métier pourtant séculaire. Soit. N’empêche qu’en 1937, Mr LARMIGNAT obtient son diplôme et file à côté de l’église afin d’y ouvrir une herboristerie! Depuis, elle ne cessera pas de fonctionner et sera reprise en 1999 par Jean-François CAVALLIER qui continuera à faire marcher ce petit commerce. Pharmacien de formation, il a surtout voulu se rapprocher des plantes desquelles sont extraites les molécules utilisées dans les médicaments, ceux que vendent les pharmaciens. Il a donc voulu être à la base du processus de soin.
Pour le successeur, la reprise en 1999 ne fut pas des plus facile. Peu de clients, pas de site internet. Durant ces longues heures sans visite, Mr CAVALLIER préparait ses propres gellules d’herboriste, celles que l’ancien ne fabriquait même pas! Et le bouche à oreille a fait son oeuvre, les anciens clients sont revenus quand de nouveaux venaient faire tinter la clochette de la porte, cette porte qui renferme un monde parallèle à la médecine moderne, cette porte qui ouvre sur un tas d’alternatives.

Les plantes, les gellules, les potions
Aujourd’hui, le magasin marche bien. L’intérieur et la façade ont été rénové il y a moins d’un an, le site internet fait expédier des commandes dans la région entière, et parfois au delà des limites de cette dernière. Il y a même des médecins qui envoient leur patients chez l’herboriste, rien de nouveau, mais un succès toujours constant.
Enfin, si le vide juridique est patent quant au diplôme d’herboriste, il en est tout autant de l’enseigne. On peut continuer à faire fonctionner une herboristerie si on est pharmacien mais on n’a plus le droit d’en ouvrir de nouvelles !
Loin de décrier les médicaments habituels et les pharmacies, Mr CAVALLIER juge son ancien et son nouveau commerce comme autant de voies différentes pour guérir quelqu’un. A bas les égos et les discours pour savoir laquelle de ces deux médecines est la plus performante. Vive la complémentarité médicinale sur un territoire, car c’est bien là l’essentiel que de soigner le plus rapidement et le plus efficacement une personne souffrante.
Pour commander des produits, savoir où et quand parler à Mr CAVALLIER et tout simplement connaître l’ensemble des produits disponibles, vous trouverez sur Larmignat.com tout ce dont vous avez besoin.
Arsène Lupin, ami du CRI
Il vaut mieux l’avoir dans sa poche, sinon il vous les fait! Le centre de CRI a retrouvé le gentleman cambrioleur. Il s’est retiré des affaires et s’est reconverti dans les brèves de comptoir. C’est notre ami et il nous a cédé quelques tuyaux. Ouvrez vos oreilles.
Pour cette rubrique (le CRI a des amis), le rôle de l’imposteur fut tenu par Jean-Louis Sturnich, l’ami de Diariétou, appelée aussi la suédoise. De près, il a un vrai faux air de Georges Descrières. Il est pâtissier de formation et utilise ses mains à merveille pour réaliser de succulents gâteaux et confiseries. Nous avons testé particulièrement ses chocolats pendant les fêtes de fin d’année, surtout les guinettes. Il est devenu artiste peintre comme une suite logique à son ancien métier. Maintenant, il se colle aux matières picturales qu’ils utilisent un peu comme des ingrédients de pâtisserie. Les effets sont surprenants. N’hésitez pas, déplacez-vous pour ses prochaines expositions.














