L’impro au Théâtre, ce soir, au Blanc
Le bazar dans un théâtre, c’est bon ! …avec les Beding Bedingues…de la graine de Molière ! C’était au Blanc (36), vendredi 5 mars 2010 dans une salle surchauffée. Venir ou revenir, samedi 6 mars, voir et revoir la prestation de comédiens généreux pour bouffer une bonne grosse dose de bonheur et de bonne humeur. Quand je vois cette ambiance, je me dis que je suis un peu dans une machine ethnologique à remonter le temps qui me permet de goûter un peu de la magie de notre maître Molière. Ils sont jeunes, pleins d’énergie et ça respire entre leurs oreilles. la répartie rapide, du jus, un sens de l’interaction avec le public qui suggère les thèmes et qui monte sur scène. Tout cela mené de main de maître par un arbitre vif et blagueur, traversé par de faux airs de québécois.
C’est impressionnant l’ improvisation! Les deux équipes en jeu constituées de joueurs-comédiens enthousiastes vont s’affronter, se mêler, se soutenir pour imaginer sur le vif des situations surprenantes, délirantes, décalées faites par des personnages le plus souvent burlesques. Ecoute, rapidité, imaginaire riche, humilité, travail d’équipe, interventions opportunes sont les ingrédients de cette cuisine! Belle démonstration de solidarité et d’écoute dans l’exercice du jeu pour créer cette dynamique collective. Peu de temps morts, un arbitre, plutôt, maître de cérémonie, organise le spectacle en donnant régulièrement des consignes, relançant ainsi sans cesse la dynamique. La musique est aussi présente à travers une sono dirigée par un DJ qui t’envoie des vieux tubes bien chauds! Tu n’as pas le temps d’avoir envie d’aller faire pipi, tellement ton attention n’a pas de répit! . Et pis, ce clown d’arbitre qui envoie dans le public paquets de chips et bonbons, c’est vraiment racoleur! (Quelle vulgarité, messieurs les subventionnées!). Néanmoins, ils font du théâtre et il y a une forte ambiance de comédie avec les beding-bedingue car ils ne respectent pas complètement la tradition des matchs d’impro. Allez voir!
Un peu d’histoire, le match d’improvisation théâtrale trouve son origine au Québec (en francophonie!) Il fut imaginé par le Théâtre Expérimental de Montréal en 1977 dirigé par l’unique Robert Gravel. Il souhaitait expérimenter de nouvelles formes théâtrales et d’approches du public afin de casser l’élitisme du théâtre. Créer l’interactivité et relier public et comédiens. Utilisant la forme du sport et en parodiant le populaire hockey sur glace (quelle vulgarité), lui et les siens mirent en place des rencontres d’équipes sous forme de championnat. Cet aspect compétition fut rapidement décrié par les vrais comédiens détenteurs de la vulgate car ils attaquaient la création classique, le conventionnel contemporain et révélaient surtout les rivalités qui existent réellement dans le monde du théâtre. Et aggravées par le système subventionnel!, aujourd’hui, chez nous. Mais cette notion de conflit, source de danger pour les improvisateurs, poussant à la créativité et à la spontanéité, intéresse le public. Le CRI vous a mis l’eau à bouche, prêtez une oreille au prochain match d’impro et allez y! Une piste, une patinoire, un ring, …La ligue d’improvisation de Touraine.
Le boucher est en tournée!
Le bonheur est dans le pré! Belle idée. Belle image au printemps quand les prairies vertes et parfois naturelles s’illuminent des éclats jaunes des boutons d’or et que les chevaux gambadent dedans. Le quotidien des ruraux, même si le cadre est favorable, ne peux pas se résumer à une image d’Épinal car ce n’est pas facile de vivre à la campagne lorsque la plupart des énergies se sont concentrées dans les villes. Les commerces disparaissent, se maintiennent difficilement ou ont du mal à s’installer et à décoller. Certains petits entrepreneurs, plutôt courageux et ne comptant pas leurs heures persistent en trouvant des solutions pour maintenir leurs activités commerciales sans y laisser leur peau.

Colporteur
Les bouchers charcutiers s’organisent en prenant les décisions qui s’imposent. Ils sont nombreux à laisser le magasin pour ne conserver que le laboratoire, le lieu où ils fabriquent les produits. Le reste du temps, ils le passent sur les routes en tournée. Ils viennent jusqu’à la porte du consommateur. Ce sont les colporteurs des temps modernes. Ils apportent plus que les étales sous le nez des habitants des hameaux les plus reculés, ils rendent aussi quelques services, surtout aux anciens et, tout comme le facteur, ils amènent un peu de vie et de bon humeur à cette population isolée. A quand le remboursement par la Sécu de toutes ces prestations! Alors que celle-ci maintient en ville des médecins qui sont devenus de véritables épiciers! C’est bizarre se retournement de situation. Ces marchands ambulants sont devenus des liens de relations humaines entre les vivants de ses territoires isolés.
Yannick Lefort est devenu, lui aussi, saltimbanque des routes de sa commune et de ses environs. Il est boucher charcutier à Leigné les bois et pour le trouver, il faut repérer son fourgon qui transporte son magasin. Il est attendu de pied ferme par ses clients qui le considèrent un peu comme un membre de la famille, de cette tribu qui a refusé de succomber aux mirages de la ville. Pour un boucher charcutier, il est plutôt frêle et ne pourrait pas porter à lui tout seul un cochon entier pour le transporter. Mais le principal, c’est qu’il est sympa, disponible et que sa viande et ses produits sont plutôt très bons… pour ceux qui ne sont pas végétariens comme dirait la petite dame de la rue de la Chauffetière. Il n’aime pas trop l’hiver et nous reviendrons le surprendre sur sa tournée au printemps quand il arrivera chez Liliane, une retraité qui vaut son pesant d’or. Cette dame fabrique encore son petit fromage de chèvre avec ses deux biquettes, aidé par son mari Michel, ancien des ponts et chaussées, qui fait le foin pour l’hiver. Elle a un regard incomparable sur le monde avec pour seul fenêtre la télé qu’elle regarde avec un Å“il des plus critiques. Extraordinaire! Je crois que je vais aller regarder les J.O d’hiver de Vancouver chez elle. Contact boucherie : 0549866392
Olivier LAURANS, le Caruso des banquets
350 convives autour des tables, ce n’est pas rien! Nous sommes au banquet d’une Saint Blaise (autrefois la fête des laboureurs) du Val de Gartempe à Coussay les bois. C’est une fête dont l’origine remonte à la Révolution Française. C’est un gros programme, tout un rituel. Le président de cette journée devient le personnage le plus important du village. Il préside les festivités et gère au mieux ce rassemblement d’êtres humains qui va honorer la nature, notre mère nourricière. Gros banquet. On parle, on fait des discours, une dame chante, puis une autre et encore une autre, un monsieur raconte une histoire. Cette année Camille Robin de Pleumartin n’était pas là . C’est une sorte de Coluche local. Je prends à chaque fois un cours de comédie. Je suis un peu déçu, car je voulais, cette fois ci, le mettre en boîte. Quand soudain semblant crever le ciel et venant de nulle part (Barbara!), un garçon s’est levé, a pris le micro et nous a chanté une Chanson de Charles Aznavour, emmenez-moi,… sans la massacrer. Une véritable belle voix. Applaudissement. La révélation de la journée. Il chantera plusieurs fois et sera écouté à chaque fois avec admiration. Ce n’est pas son métier mais on imagine secrètement pour lui une carrière dans cet art. Il nous a tout simplement fait partager et avec beaucoup d’humilité un peu de bonheur. Il a vraiment la générosité des élus! Émergence d’une belle voix parmi des gens simples… Ecoutez le, d’Aznavour à Fréhel ! Emmenez-moi, la Mamma, la Java Bleue.
Jean-Mi du CRI
Après une résidence artistique avec les élèves du lycée Branly à Châtellerault, l’artiste Miki Nitadori raconte en anglais sur son blog. Comme ça parle d’un gars que j’aime beaucoup et à qui je dois d’avoir pu vivre la belle aventure de ce blog, je traduis l’hommage de Miki pour les lecteurs du Cri et c’est ma manière de le partager.
La première fois que j’ai vu Jean-mi, j’ai remarqué sa façon de marcher, sa posture était très droite comme celle d’un acteur, faisant de grands pas, mais légers.

Il vint à ma rencontre avec un large sourire. Je l’ai regardé et j’ai pensé à Bruno Hadjih, un photographe aux histoires sans fin sur la vie. J’étais malade, alors j’ai dit bonjour timidement. Puis on a commencé à parler de choses et d’autres. Jean-Mi avait une personnalité inattendue. C’est un artiste et un activiste. Son travail d’artiste est un hommage à son Grand-Père qui s’occupait de la Poste dans le village où il a grandi et il est entré en contact avec le monde du théâtre. Son activité peut être vue sur le site du Centre de Cri. On a une conversation animée sur le monde, il m’interpelle souvent et j’aime l’entendre parler de ses combats et ses idées. Il est disponible et se démène pour le succès de ma résidence au Lycée Branly. Pour vous donner une idée, il a créé un blog spécialement pour cette expérience. Il l’appelle Miki Nitadori experience et je l’aime beaucoup:
Avant mon départ il m’a dit qu’il allait faire son possible pour défendre les jeunes dans tous les domaines pour qu’ils soient respectés comme tels. Il se soucie de nous, les humains, notre communauté, notre monde et c’est plus que tout. Je lui ai dit qu’il n’avait rien à craindre avec moi, je ne transformerais pas mes ados en idoles adorés. Quand je parle de cette part très dynamique de sa personne, ça donne un côté très punk mais en fait il est très souple, généreux et courtois. La confrontation avec un autre artiste me fait avancer professionnellement, à travers le questionnement et la réflexion. Comme il comprend très bien mon travail, il compense mes erreurs et mes lacunes. Son expérience d’artiste et d’enseignant rend tout ça possible. Ce travail a des objectifs ambitieux et sans sa collaboration j’aurais fait la moitié de ce dont je suis capable de faire pour continuer de travailler pour atteindre l’objectif. Mon expérience n’aurais pas eu lieu sans Jean Mi et il m’a donné la volonté d’aller chaque semaine à  Châtellerault… Autrement, je n’aurais pas été capable de sourire chaque semaine. Merci Jean Mi pour ton action, ta présence et ton travail.
Amicalement, Miki
La culture populaire rurale
Samedi 6 février, le CRI est sorti! Suite à une réunion du conseil de développement de son secteur (Communauté de commune Vals de Gartempe et Creuse) fort intéressante, le directeur du journal électronique a quitté son écran informatique, s’est déplacé sur notre terrain favori et a mené l’enquête dans le cadre réel.
Faire un sondage grandeur nature et une investigation sur toute la journée. Question: il y a t-il du vivre ensemble festif l’hiver en milieu rural? Conclusion rapide et évidente: Les ruraux ne sont pas des morts vivants avachis sur leur canapé à regarder bêtement les grandes messes télévisuelles. Désolé de contredire la bienpensante Boboïste! Pour cette seule journée sur un périmètre restreint de notre territoire, de nombreuses possibilités de passer un moment avec d’autres congénères. Il y en avait pour tous les goûts. Du banquet, du jeu, du spectacle et du théâtre. Les associations, loi 1901, à but non lucratif était, ce jour, vraiment sur le pont. Allais-je pouvoir boucler la tournée des lieux festifs en moins de 8 heures et en pas plus de 28 kilomètres comme le faisait mon grand-père pour sa tournée de facteur? Je suis monté dans l’auto 2CV postale du cri aux couleurs jaune et bleu du mouvement postal, le bob du Posteur visé sur la tête, direction toute, à l’ouest.

- Le président Daniel Daniault et les prochains
A Coussay les bois, 12h30, j’arrive sur du lourd, c’est la plus grosse Saint Blaise du coin, la fête des laboureurs et des travailleurs réunis, une fête dont l’origine remonte à la Révolution Française. J’arrive à l’apéro car je me suis dispensé des réjouissances du matin. Je les connais parfaitement car je fus l’année dernière président de celle de Lésigny. C’est un gros programme, tout un rituel, le président pendant cette journée devient le personnage le plus important du village. Il préside les festivités, ce rassemblement d’êtres humains qui vont honorer, certainement pour la plupart sans le savoir, la nature notre mère nourricière qui pendant l’hiver se repose pour se remettre à vivre au printemps et nous donner ses fruits à l’été. On n’a certainement perdu le sens de cette fête mais mon impression est que, pendant ce moment, il règne un sentiment de paix entre ces gens venus partager ce repas. Le banquet. Tiens, cela me fait penser à la Cène de Léonard de Vinci. Merde! Je parle de culture. Non, je parle de Fraternité, de ce mot que les révolutionnaires voulaient installer dans cette société qu’ils rêvaient idéale.

- Pierre, Dany, Jacqueline et les autres. Les convives du Banquet.
350 convives autour des tables, ce n’est pas rien ! On parle, on fait des discours, une dame chante, puis une autre et encore une autre, un monsieur raconte une histoire. Cette année Camille Robin de Pleumartin n’était pas là . Alors lui, il vaut le détour, c’est une sorte de Coluche local qui peut vous enchaîner une multitude d’histoires qu’il a soi-disant vécues et faire en même tant une revue de presse à sa façon des actualités. Je prends à chaque fois un cours de comédie. Le reporter, que je suis, fut un peu déçu, car je voulais, cette fois ci, le mettre en boîte. Quand soudain semblant crever le ciel et venant de nulle part (Barbara!), un garçon s’est levé, a pris le micro et nous a chanté une Chanson de Charles Aznavour sans la massacrer. Une véritable belle voix. Applaudissement. La révélation de la journée. Il chantera plusieurs fois et sera écouté à chaque fois avec admiration. Ce n’est pas son métier mais on imagine secrètement pour lui une carrière dans cet art. Il nous à fait tout simplement partager et avec beaucoup d’humilité un peu de bonheur. Émergence d’une belle voix parmi des gens simples… Sommes-nous en situation de culture ?
18h30, je sors enfin, j’ai bien mangé, trop, même beaucoup trop ! Ce repas préparé par un traiteur était digne d’un bon resto. Tout ce travail dans l’arrière cuisine installée dans un petit semi remorque, ce n’est pas rien aussi: le restaurant qui se déplace à domicile. Je rejoins l’auto 2CV postale en me disant que tout n’était pas extraordinaire mais que finalement j’ai passé un bon moment, j’ai discuté avec l’un et l’autre, rigolé et j’ai même retrouvé une copine d’école de CP !
Direction Leigné les bois, un patelin à 7 bornes d’ici, j’ai un tuyau, il parait que là bas, il y a une petite fête à la mesure du village qui n’est pas énorme. Encore une fois, j’arrive là à l’apéro. Ici, la soirée va se dérouler aussi autour du partage d’un repas. Un petit repas préparé par les bénévoles ou dans une ambiance plus feutrée les gens vont discuter tranquillement sans être obligé de pousser sur la voix. Ici, la soirée est placée sous le signe de l’histoire, du patrimoine vivant. Déjà , à l’apéro, un diaporama défile sur un écran géant montrant des paysages, des endroits du village mais surtout des scènes de la vie, d’aujourd’hui et surtout hier.

- Le repas diaporama convivial de Leigné les bois
On me présente madame Pinson, une charmante dame dynamique, d’un âge certain, la mémoire vivante du village et une ancienne de la troupe de théâtre. Elle commentera à la fin de la soirée toutes ces photos et parlera de tous ces gens qui y figurent, des humbles et de ceux qui ont marqué les esprits par certains traits de caractères. Cette dame avec son nom d’oiseau gaie m’intéresse par son côté mémoire locale et ses photos, elle les a sur sa clef USB. Diantre! Je prends date pour un autre passage car je ne resterai pas ce soir pour manger, il faut que je continue ma tournée. Je me rends compte ici que ce village n’est pas un trou perdu, que les gens sont organisés autour du GAV, le Groupe d’Animation Villageoise. Un ensemble d’animations sur l’année sont proposées à la population et que… pour communiquer, ils ont un blog, et ben là , je tombe sur le cul ! Le président de l’association me donne sans aucune fierté et humblement l’adresse électronique : gav-leigne-les-bois.over-blog.com Encore ici, des biens vivants. Et le spectacle vivant, ils connaissent, ils font venir au printemps une troupe de Tours. Ah bon ! Feraient-ils de la diffusion culturelle sans le ,savoir ?

- Madame Pinson, la mémoire dynamique de Leigné les bois
Je quitte cette centaine de personnes pour revenir sur mes pas et poursuivre ma tournée de Posteur. J’aurais pu remonter au Nord et aller à Mairé. Mais me faire une autre Saint Blaise dans la même journée, c’est beaucoup trop, je ne suis pas conseiller général ni président de com.com. Certes, je suis un rural, mais pas un laboureur de banquet, et je tiens à ma ligne.
Arrivé à Lésigny, je m’aperçois en passant devant la salle des fêtes qu’elle est pleine à craquer. 300 personnes certainement en train de jouer au Loto, je ne m’arrête pas, je suis dans mon village, je connais l’ambiance, c’est la capitale cantonale du Loto. C’est comme ça tout les Week-ends . Tout le monde serre les fesses pour gagner gros et petits lots dans un lourd silence ponctué de nombreux soupirs. Certains ont besoin de cela, si c’est bon pour eux! Personnellement, je trouve que ça manque d’animation. Je leur ai proposé une fois de faire un loto délirant, un peu décalé mais je ne sais pas si cela se fera car il faudrait pas mettre en difficulté la culture de sérieux du Loto de Lésigny.
Je continue ma route vers l’est et je m’offre une fantaisie en passant la frontière! C’est à dire que je passe la Creuse et je pousse jusqu’à Ligueil pour constater de mes yeux un phénomène qui a lieu tous les ans, à la même époque: le spectacle de l’association l’école buissonnière au profit de l’association des Restos du CÅ“ur. J’arrive sur une concentration humaine qui est bien décidée à se faire plaisir en se marrant à pisser de rire. C’est acquis depuis longtemps, l’équipe de mon copain Christian a encore concocté un spectacle mêlant théâtre et chansons. Christian a donné l’habitude d’offrir au public des créations qui sont de véritables shows et chaque année toujours mieux. Cette fois ci, Ginette part en croisière, tout un programme. Si c’est la cousine de la Maria, je t’explique pas le délire. Ce n’est pas la peine que je demande une place. Je suis invité à une prochaine représentation qui aura lieu à Sainte-Maure. Et je paierai ma place car je ne suis pas un politicaillon! Ce spectacle sera aussi produit à Loches avec certainement quelques séances supplémentaires. Le succès oblige. Il devrait être vu au final par plus de 4000 personnes. Une bonne recette en perspective pour les Restos de notre pote Coluche. Salut à toi Michel. Je t’imagine dans un banquet des laboureurs! Une idée à soumettre à Christian pour un prochain spectacle populaire. Peuple ne rime pas forcement avec vulgaire, messieurs de la culture!

- Notre pote
Je connais certains subventionnés qui aimeraient obtenir autant d’entrées sur leurs festivals. Bon ici, je quitte encore 400 personnes et je file à Preuilly sur Claise. Là bas, Molière est à l’honneur, j’ai envie de faire la sortie de la pièce de théâtre pour poser quelques questions indiscrètes concernant la pratique surprenante d’une association culturelle du Sud Touraine qui envoie en justice un blogueur. Je rentre enfin chez moi avec le sentiment d’avoir bien rempli ma journée. Et faisant le constat que j’ai dû croiser dans la journée plus de 1500 personnes occupées à des activités plus ou moins culturelles. C’est pas mal pour une journée d’hiver à la campagne. Et que vive Aldi!

Le Centre de CRI
Arrivé devant les portes de CRI, je me dis que je pourrais bien pousser jusqu’à  Coussay les bois pour voir à quoi ressemble la fin de soirée. Comme dirait mon copain Jean Clown, on va pas s’arrêter là , on va en remettre une! Ici la fête bat son plein, les incorrigibles festards dansent pendant que Daniel fait soupeser un jambon qui sera le dernier lot à gagner. Daniel Daniault a présidé de main de maître avec une présence sympa faite de prises de paroles justes et avec humour. Ce gars pratique la relation humaine. Il faut dire qu’il est marchand ambulant, boucher et charcutier. Sur la tournée, les gens isolés l’attendent comme le facteur. C’est un sujet pour le CRI et son histoire sera racontée dans un prochain article.

Les Dominic Allan et les festards
Les Dominic Allan sont là , sur la scène, et jouent des standards d’aujourd’hui et d’hier et ça marche encore! J’y vois la persistance des bals musettes que nous avons connus gamins dans ces mêmes villages. Et que de souvenirs et d’émotions au son de l’accordéon… Je rentre enfin chez moi avec le doux rêve qu’ il y a , ici ou là , certainement des âmes généreuses qui souhaitent faire émerger et développer sur notre territoire une culture dont nos enfants seraient fières un jour!

- I have a dream - j’ai un rêve !
Les correspondants de presse NR et CP, absents sur le terrain, ce jour, pour de bonnes raisons, congés bien mérités, peuvent compter sur les Posteurs du journal électronique du Centre de CRI pour leur faire passer les photos d’une journée finalement peu banale en milieu rural.
Jean François Kahn, ami du Cri
Jean François Kahn est notre ami. Pour notre équipe postal de performeurs numériques, appelés aussi posteurs, c’est de la jubilation. Personnellement, quand j’ouvre son canard et que je découvre un de ses articles dans Marianne, moi le directeur du CRI, je vois déjà sa bouille si caractéristique, ses petits yeux intelligents encadrés par ses lunettes d’intello et surtout sa gestuelle d’exalté: je me sens déjà en condition pour recevoir les bonnes paroles et le message du maître à penser.
Herboristerie Larmignat
On avait déjà eu l’occasion de parler de l’herboriste de Châtellerault à propos de la sortie du livre de Lisa Glenn produit par le Centre de Cri et les Editions Marquetapage. Voici que Jean-François Cavallier croise à nouveau le chemin de notre crieur posteur FXD.
Ca n’arrête pas de sonner ici! Et en plus ce n’est pas le téléphone. Un vrai défilé de clients au lendemain de noël, vous y croyez vous? Mais quelle porte viennent-ils comme ça pousser et ouvrir? Celle de Jean-François CAVALLIER, l’herboriste, installé 72 Grande Rue à Chateauneuf.

Façade rénovée en face de l'église de Chateauneuf 72 Grande rue
Arsène Lupin, ami du CRI
Il vaut mieux l’avoir dans sa poche, sinon il vous les fait! Le centre de CRI a retrouvé le gentleman cambrioleur. Il s’est retiré des affaires et s’est reconverti dans les brèves de comptoir. C’est notre ami et il nous a cédé quelques tuyaux. Ouvrez vos oreilles.
Pour cette rubrique (le CRI a des amis), le rôle de l’imposteur fut tenu par Jean-Louis Sturnich, l’ami de Diariétou, appelée aussi la suédoise. De près, il a un vrai faux air de Georges Descrières. Il est pâtissier de formation et utilise ses mains à merveille pour réaliser de succulents gâteaux et confiseries. Nous avons testé particulièrement ses chocolats pendant les fêtes de fin d’année, surtout les guinettes. Il est devenu artiste peintre comme une suite logique à son ancien métier. Maintenant, il se colle aux matières picturales qu’ils utilisent un peu comme des ingrédients de pâtisserie. Les effets sont surprenants. N’hésitez pas, déplacez-vous pour ses prochaines expositions.

Christian, pianiste!
Catégories: Artistes, Centre de Cri - Poste
Intrigué par notre lieu, ce bâtiment industriel relooké et paré d’une fresque colorée : la minoterie. Christian s’est arrêté. L’allure décontractée, un certain âge, la casquette visée sur la tête, il semblait sortir d’une bédé, genre Louis la Guigne. La discussion s’engage et je m’aperçois qu’il a vécu, le gars. C’est le bon client pour une interview Centre de cri. Alors, c’est promis, on passera le voir.
Il habite Ferrière-Larçon, un petit village typique du sud Touraine où il fait bon vivre quand on veut être tranquille. Dans sa maison de la Grande Rue, près de l’église, on entre dans un cadre architectural qui sent bon le médiéval et la présence des templiers qui ont d’ailleurs laissés quelques traces aux alentours. On entre aussi dans l’antre de l’artiste, car ce gars aime la musique, il est pianiste. Un énorme piano trône dans la pièce principale. On comprend de suite que cet instrument lui a fait une belle vie. Et il nous la chante. Écoutez!
Avec humour, Christian nous parle de sa musique, liée étroitement à sa vie, car le gars, il a de la bouteille, il en a vu, bu, il a bourlingué… Chez les soudeurs, il est le meilleur pianiste et chez les pianistes, le meilleur soudeur. Pianeur ou soudiste?
Une affaires de lettres et de mots
Que dit-on de la poste dans les livres? Quelles acceptions ont été retenues, ici ou là , au gré des ouvrages ronronnant à l’intérieur des bibliothèques ?
Voici donc le premier article d’une longue série qui va essayer de lister et de comprendre les différentes acceptations que l’on a bien voulu donner à l’institution mais également au mot en soi: poste.
Dans la lignée d’un des derniers articles paru sur le blog, nous allons nous appuyer sur le dictionnaire critique, le bien nommé: Les Mots de la Géographie.
Poste:
1. Où le courrier «se pose»: d’abord un relais de chevaux dans les messageries. La Poste associe l’idée de liaison et l’idée de relais du poste, et curieusement le mouvement de transfert l’emporte en image sur l’idée de repos. Il arrive pourtant que le courrier se pose très, très longtemps dans les bureaux: le service se dégrade dans les pays développés.
Mais où sont donc passées toutes ces lettres envoyées au «CENTRE DE CRI» par ces «postal-performers»? Elles aussi, reposent-elles dans des bureaux avant leur acheminement? Des mois qu’elles se font attendre. La dégradation du service est, en effet, patente. Et le directeur du centre de cri s’en ait souvent étonné. Avec désarroi, il a pu constater que l’exception confirme toujours la règle. Une seule lettre lui est parvenu pour le moment.
Continuons notre tournée.
2. Position, place : poste de guet, militaire, de douane, poste frontière; au sens figuré: emploi, fonction; un poste de responsabilité, un poste de responsabilité, un poste subalterne. Travail posté: par «postes» (espace de temps) successifs, souvent en «3X8»: trois périodes de huit heures dans la même journée, afin d’assurer un emploi constant des machines ou du service.
Le facteur Pierre DENIS, avait donc cette position là . Celle d’assurer un acheminement constant en lettres, un poste à responsabilité où neige, pluie et froid ne sauraient l’arrêter. A l’époque ce n’est pas les «3X8» que l’on fait, ce sont les «3X3». Trois tournées accomplies par trois facteurs à bicyclette, flanqués de jaune, dans le pays de Vicq-sur-Gartempe.
«3X8», ça fait 24, à peu près le nombre de kilomètres parcourus à vélo par le facteur Pierre DENIS quotidiennement, et ce du lundi matin au samedi après-midi.
Finalement, la Poste, le poste, les postes, c’est plus ou moins une histoire de lettres et une affaire de mots.




















