Manifeste du Cri
Tout débute avec une affaire de poste, de postiers et d’imposteurs.

le logo du CRI
Le bateleur des rues de Lésigny-sur-Creuse annonce, avec un chagrin non-dissimulé, que La Poste va fermer. C’est d’abord la panique générale dans le village, on se demande comment va de nouveau pouvoir circuler l’information, les nouvelles et les journaux. Plus de Poste. Et où échanger avec les autres ? Et comment échanger ? Quel ersatz postal ?
Mais le bateleur, dans la rapide élocution qui le caractérise, oublia de préciser, peut-être encore tout abasourdi de la nouvelle, qu’il s’agissait seulement du bureau de Poste de Lésigny, et non du service public dont les racines sont à situer dès le XVème siècle avec la création de la Poste aux chevaux par Louis XI ! Ah, chère France postale, tu vis encore.

le bateleur du village
Les premiers soulagements ne tardent pas à se lire, en cette période estivale, sur les visages qui dégoulinent de sueur. Nous sommes à l’été 2008. Seulement, si tout le monde regrette la disparition de ce relais séculaire d’information, personne n’entreprend vraiment une action concrète pour tenter de garder ce service public ouvert et la résignation gagne pas à pas le village. Les bouches restent closes sous cette chaleur battante, pas une rumeur ne gronde.
Pourtant, à la Minoterie, ancien bâtiment industriel qui est en cours de réhabilitation, on grince des dents et les résidents supportent mal la nouvelle. Au point que rapidement, la bouche de Jean-Michel DENIS, le nouveau propriétaire du bâtiment, ne peut plus supporter tant de révolte intérieure. Au fil des jours, la colère monte, les dents se desserrent, les mâchoires se détendent et notre minotier moderne lâche son premier cri. La naissance d’un mouvement d’idées, le point de départ pour un établir un nouvelle synergie en milieu rural.

la minoterie
Ce point de départ est donc la fermeture du bureau de poste avec à la clé, des suppressions de postes ! C’est la fin du dernier service public dans le village ; ne reste qu’alors une pharmacie et une boulangerie comme uniques lieux de rencontre pour les habitants. Pour les chèques, les lettres et les colis, il faudra prendre sa voiture ou gonfler ses mollets à vélo en direction de la Roche-Posay. Et en qualité de petit-fils d’un illustre postier, de surcroît exerçant à Vicq-sur-Gartempe, à quelques encablures de son actuel lieu de résidence, Jean-Michel DENIS comprend la nécessité de réagir comme la plus normale et la plus évidente des attitudes. Pourtant, dans les premiers mois qui suivent cette fermeture administrative, les idées ne viennent pas, mais l’envie continue d’occuper les journées de ce professeur d’arts appliqués. Les cris sont en gestation.

Sined : Clown, Rires et Impertinence
C’est en août 2008 que l’idée germe enfin. Après plusieurs mois de plantation cérébrale excessive, il va se créer à Lésigny-sur-Creuse une résistance face à cette fermeture. La France est alors en pleine guerre postale et communicationnelle : internet et ses mails narguent les lettres et leurs relais, qui, de plus en plus disparaissent en milieu rural. C’est dans ce contexte, O combien tumultueux, que se lance l’idée Centre de Cri.

Centre de CRI... et Blog...et.Com
Dans ces moments de confusion collective, un logo est rapidement dessiné et la pose des plaques intervient le Samedi 13 septembre 2008 , c’est l’occasion d’une petite fête à la Minoterie.

la pose des plaques du Centre de CRI
Très vite, les habitants du village /voient des points d’interrogation pousser sur leurs têtes/se questionnent - à choisir. Que cela signifie-t-il? Du jaune, du bleu, un nom et un logo qui rappellent étrangement la Poste. D’autant que le concept – Centre de Cri - mal prononcé ou mal lu renvoie inévitablement au Centre de Tri et à l’administration publique. Le performeur postal, un imposteur ? Et qui est vraiment postier dans cette histoire qui ressemble de plus en plus à une légende du Poitou? Et si, après la fermeture du petit relais de poste s’installait à présent un gigantesque centre de tri, ici, à Lésigny dans cette petite bourgade… Mais même le bateleur, de nouveau affolé par les événements, lit mal la pancarte. Ce n’est pas le retour de la Poste avec un centre de tri mais l’arrivée d’un nouveau mouvement artistique et rural: le Centre de Cri.

Centre de Cri.Com
À partir de cette inauguration, quelques individus vont vouloir eux aussi devenir des performeurs postaux, nom alors bien étrange aux oreilles des autochtones. Devant les peurs et les interrogations que suscitent cette bande de posteurs déguisés, Jean-Michel DENIS s’empresse de clarifier les choses : « Le performeur postal est celui qui fait le choix d’une culture populaire en milieu rural en essayant d’introduire dans ses démarches artistiques les idées d’innovation et de recherche. Mais il n’est pas seulement performeur – c’est-à -dire concepteur et auteur de performances artistiques - il est aussi postal car il n’hésitera jamais à aller glaner des informations ici et là , à droite à gauche sur les événements culturels du coin, les rencontres et tout autre moment de partage et de convivialité où les individus s’échangent des paroles et des sourires sur leurs passions et leurs savoirs-faires respectifs. »

le performeur postal
Ainsi, cette bande de performeurs postaux met rapidement en place un blog pour bénéficier d’une structure d’information et de communication à la hauteur des ambitions artistiques et journalistiques qu’elle s’est fixée. C’est là que sont rapportés les événements, les rencontres et que sont partagées les réflexions, locales ou plus générales. Dans la foulée, se lance une vaste opération, baptisée « Post-Performance – Test 0 » qui esquisse un partenariat avec le service public postal. Expérience qui n’en est encore qu’à ses balbutiements mais qui constitue en quelque sorte, et dans un premier temps, la carte de visite de ces hommes revêtant le bleu et le jaune. Vous l’avez compris, dans les premiers mois du Centre de Cri, se lance avant tout un mouvement postal qui tente de remettre de l’artistique sur les enveloppes, et de l’humain dans la lettre. C’est le début d’une opération qu’on appellera aussi l’Évènement du jeudi.

le courrier du CRI
Au fur et à mesure que l’aventure humaine se poursuit, les réflexions se multiplient, les envies s’affinent et le nombre d’articles augmente. Le blog gagne de plus en plus lisibilité et en popularité notamment grâce à une intervention très remarquée aux Déliriades 2009. Voilà , concrètement, un exemple de performance envisagée par le Centre de Cri.

le CRI des Déliriades
Parallèlement, le tournage d’un long-métrage est entrepris dès l’été 2009. C’est le début d’une série d’articles publiés dans la catégorie L’Evènement du jeudi. «La tournée du facteur» s’intéresse à la vie professionnelle du facteur Pierre DENIS, exerçant à Vicq-sur-Gartempe de 1922 à 1962, qui n’est autre que le grand-père de Jean-Michel DENIS. Toujours en cours de réalisation, le film promet de rappeler à quel point le facteur a eu un rôle qui dépassait largement le cadre des fonctions que lui attribuait l’État. Du petit service rendu au rôle de confident, le facteur n’a pas fait que donner des lettres et parcourir la campagne à vélo, il a surtout assuré une présence humaine, avec toute la chaleur et la convivialité qu’elle implique. Ce film sera sûrement aussi un moyen de montrer de quelles manières, au travers de témoignages et des récits, les campagnes des Vals de Gartempe vivaient à l’époque. Le projet ne manque pas d’intégrer un brin d’humour, comme d’habitude.

Toute la tournée Cliquez cette image
Mais comme toute aventure, et tout mouvement artistique, l’entreprise de ces postal-performers a connu des hauts et des bas, alternant des périodes très prolixes à celles désertiques. Pour autant, le projet s’est de plus en plus affiné ces derniers mois, et nous sommes en mesure de définir clairement les priorités et les envies qui aujourd’hui nous animent:
- Le centre de cri, c’est d’abord un lieu et un espace privilégié d’échange et de rencontre. Situé à Lésigny-Sur-Creuse dans l’ancienne Minoterie, réaménagée en lieu artistique rural, le bureau du Centre de Cri est doté d’une pièce de travail, d’une salle de café-concert, d’une grande salle où sont entreposés des Å“uvres d’arts plastiques et appliqués ainsi qu’une d’une prairie animalière. Accueillant des groupes de musique, hébergeant en permanence une compagnie de spectacle pour enfant, des artistes y viennent aussi faire des résidences quand ce n’est pas un public éclectique qui vient simplement assister aux différents événements qui scandent l’année : soupe collective, contes, festival de sculpture animalière, animation pour enfant, répétitions, concerts, réalisation de fresques murales, atelier de théâtre et de papier mâché,…

les événement de la Cie Globtrott
- Le lieu est porteur de cette état d’esprit qu’est le cri. Le centre de cri, c’est une occasion d’échanger et de partager sur ses savoirs-faire, ses passions et ses talents tout en se respectant mutuellement. C’est aussi l’idée et l’envie de créer ou de recréer une culture rurale, populaire et innovante. Concrètement, ces ambitions se matérialisent par des événements qui tentent de réunir des gens d’horizons très différents autour d’un thème, d’une idée ou d’un plat afin qu’un échange humain puisse avoir lieu et que les relations sociales se renforcent. Le Centre de Cri est aussi une espèce de grande boîte à lettres et à idées prêt à étudier toutes vos propositions, prêt à publier vos articles, prêt à faire de la communication sur un de vos projets ou à propos d’un événement qui vous tient à cÅ“ur. Bien sûr, géographiquement, le Centre de cri n’a, pour le moment, faute de personnel, qu’une aire d’influence assez restreinte qui englobe Châtellerault et ses environs en passant par La Roche-Posay, Saint-Savin… Mais ce mouvement souhaite arpenter des lieux plus variés et aller partager plus loin.

Localisation du Centre de Cri à l'échelle régionale.

Localisation du Centre de Cri à une échelle plus locale.

Localisation du Centre de Cri à Lésigny-sur-Creuse.
- Le Centre de Cri, c’est aussi un projet de communication alternative. Face aux médias traditionnels, le Centre de Cri tente de faire des reportages qui mêlent le sérieux, l’artistique et le décalé. On peut parler de choses très passionnantes en ajoutant une touche d’humour afin que le savoir et l’information soient accessibles à tous. C’est l’objectif des performeurs postaux dans les nombreuses vidéos que vous pouvez d’ores et déjà consulter !
- L’innovation et la recherche, deux concepts très chers aux membres du Centre de Cri servent à guider et à affiner le projet. Rien ne se veut fixé définitivement, et ces envies d’innovation et de recherche servent à se remettre en question, à rediriger une action, à reformuler des envies et à surtout ne pas se laisser enfermer par toute auto-suffisance ou quelque contemplation. Le Centre de Cri est clairement animé d’une envie de mouvement et de déplacement.

la 2cv du CRI, l'objet du mouvement!
CRI comme Culture Rurale Innovante, CRI comme Créativité, Recherche, Innovation.
D’une facétie entre amis vers la performance artistique et communicationnelle, le pas postal a été franchi et les idées ne demandent qu’à faire des pas de géants pour dépasser le stricte cadre communal et partager toujours plus. Avec maintenant plus de 50 000 visites en 1 année et demi d’activité, le blog, qui sert de relais à toutes les actions entreprises par les performeurs postaux, tend à prouver que les campagnes sont prêtes à se regarder elles-mêmes et à se lire différemment, en adoptant progressivement les médias contemporains comme source d’information. Bien plus qu’une contre-information, l’expérience Centre de Cri se place sur un créneau rarement occupé en milieu rural: faire de l’information et de la communication de façon décalée sans sombrer dans le comique total tout en suivant ses préceptes de recherche et d’innovation qui guident nombres d’expériences artistiques et postales.

le jaune a pris l'ascendant sur le rouge
Cela peut laisser présager d’un bel avenir pour le Centre de Cri qui ne compte pas en rester là . On parlerait – c’est ce que rapporte (encore lui!) le bateleur de Lésigny - d’un Festival du Cri…Espérons que cette fois-ci, celui-ci dise vrai.

Mécano, oui! Mégalo, non!

les moyens du CRI : le livre jaune!
8 Août, Anniversaire de la Tournée du Facteur

l'équipe "famille" d'août 2009
Avant minuit, le cachet de la Poste faisant foi, le centre de CRI dévoilera le manifeste du Cri, un texte fondateur de notre performance expérimentale. L’anniversaire de la tournée du facteur devait être marqué par un moment fort. Quelques réglages et le texte va sortir! En attendant quelques souvenirs.

Jean, fils et petit fils
Merci mon frère, le vrai bonimenteur du CRI
avec toute mon amitié
Merci, l’ami du CRI! Je fais ce que je peux…Et je ne me force pas! JMD
Pierre Denis, un monument du patrimoine de pays

Ambiance mouvement postal
Pierre Denis, facteur à Vicq sur Gartempe de 1922 à 1962 est une valeur sûre ! Sur son nom, sur son histoire, cet inconnu des services… a fait venir des visiteurs à la minoterie pour les journées de patrimoine de pays. Le quotidien local, la Nouvelle République, un journal que mon grand-père a tant lu, nous a vraiment aidé dans notre démarche patrimoniale. Ce dimanche 20 juin 2010, ce fut un balaie de visiteurs d’un certain âge dont l’accroche avait intrigué et fait venir dans notre lieu culturel pour en visiter les murs et faire un peu d’histoire. Et aussi plusieurs institutrices venues poursuivre leur enrichissement culturel comme si elle devait continuer à se tenir intellectuellement en forme. Quelle nostalgie de voir ses dames qui, avec un simple bac à l’époque, ont donné les outils des apprentissages à plusieurs générations. Toute une époque révolue… Moment sympa quand le maire de Vicq, venue faire le curieux en voisin, rencontra sa première maîtresse, … (rires), sa première institutrice. Il faut dire que nous avons apprécié son passage imprévu, parce que cet homme honnête n’a pas son pareil pour prendre la parole et raconter des histoires de son pays et notamment une bien bonne à propos de notre grand père.
Je vous renvoie à la tournée du facteur pour comprendre la démarche documentaire que nous avons entreprise sous l’angle de l’investigation humoristique depuis plus d’un an maintenant. Jean Denis, son fils et donc mon père était de la partie pour agrémenter de commentaires la présentation des vidéos tournées par l’équipe des posteurs à Vicq sur Gartempe.

Analyse du logo des posteurs
Comme tous les ans, ce fut une journée sympathique qui nous permet de rencontrer des gens ouverts et attentifs à la démarche humaniste que nous développons dans ce lieu.
Les Déliriades 2010 en extérieur!

les Déliriades, les 10 ans!
Le 26 et 27 juin, c’est le 10ème anniversaire de cet événement populaire de Châtellerault. Cette fête, tout en délires, se met au vert. Pas au régime de cure thermale et eau minérale comme à La Roche Posay. Fini de lever le bon verre de la joie dans les stands sur les circuits de Châteauneuf et du boulevard Blossac. La fête continue à la campagne dans une version plus tout terrain où il faudra avoir autant de jus dans les mollets que dans le gosier ! Cette nouvelle édition élargie à une partie de la communauté de communes du châtelleraudais engendre quelques craintes chez les vieux de la vieille, plutôt amateurs d’animations furieuse de stands que de promenade dans les champs de blé. Il suffit de se rappeler l’équipe de l’Ambulatorium plaquant à 10 sur une table d’opération le député maire de la ville.

Le circuit déliriant
Aux néophytes pour infos, je rappelle que les Déliriades est une course de véhicules (ORNI) roulants non identifiées. L’engin des équipages est de construction artisanale à propulsion humaine ou naturelle avec 3 roues minimum. Et être en amphibies cette année pour une course sur l’eau. C’est un événement à voir sans modération ! Consulter le règlement des participants et du public. Des animations et de la musique pendant tout le week-end. L’équipe du CRI assurera le reportage.

Le réglement participants et spectateurs
Pour en savoir plus : 06 69 22 31 80 et lesfousvolants.canalblog.com
Journée du Patrimoine de Pays à Vicq sur Gartempe. Un personnage: Pierre DENIS

La tournée du facteur
Sur internet, vous ouvrez le moteur de recherche Google, vous tapez Vicq sur Gartempe et personnage. En un millième de seconde, le résultat est immédiat, les quatre premières réponses sont consacrées à mon grand père Pierre DENIS. Et là , c’est la jubilation, parce que le petit fils comprend qu’il a réussit à sortir de l’anonymat son grand père qui, pour lui, était un personnage. Il n’était pas un homme à recevoir les honneurs, ni homme politique, ni artiste, ni inventeur, il n’était que facteur. Comme disait ma grand-mère, il aurait pu être receveur au Blanc ou à Châteauroux, ça lui aurait plus à elle, mais lui, il voulait rester à Vicq sur Gartempe, son berceau familial et mourir dans sa maison natale. Les tranchées de Verdun et le désert de Gobie en Syrie ne l’avaient pourtant pas enlevé à sa famille. Sinon, je ne pourrais écrire ces lignes aujourd’hui. Ce n’était qu’un homme de lettres ! Dans son grand sac de la poste qu’il transportait sur son vélo, il y en avait beaucoup de lettres qu’il portait ici ou là sur sa grande tournée. En cela, sa vie pourrait paraître banale, semblable à bien d’autres et ne pas faire l’objet d’un film, d’un livre, au pire ne pas être le thème central d’une exposition le jour de la journée du patrimoine consacrée aux dates et personnages.Et bien, nous, sa descendance en avons décidé autrement.
Après la fermeture de la poste de mon village, j’ai décidé de réagir sous la forme d’un canular et créer le centre de cri en jouant sur la confusion de l’installation irrationnel d’un centre de tri dans un bled paumé avec enseigne postale trafiquée. Et dans la foulée, depuis plus d’un an, nous nous intéressons à ce personnage : Pierre DENIS, notre ancêtre, facteur à Vicq sur Gartempe de 1922 à 1961 qui, par tout temps, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, est monté, sur son vélo pour arpenter les 26 Kilomètres de sa tournée quotidienne. De manière non conventionnelle, sous une forme humoristique, nous recherchons sa trace, son empreinte à travers le bourg et la campagne dans les souvenirs des survivants de cette époque révolue. Accoutrés d’un costume de posteurs de l’an 2000, portant chemises, casques et bobs bleus et jaunes, logos revu et corrigé de la poste, nous déclenchons des événements que l’on peut appeler performances. Sorte d’interview-spectacles. Nous ne sommes pas des documentaristes, nous investiguons autrement en agissant sur l’histoire. Ce travail insolite, décalé et novateur est visible sur notre blog Centre-de-cri.com. Il prend la forme d’articles et de Vidéos. Le fils du facteur, jean DENIS est le principal acteur des reconstitutions où il relate ses souvenirs d’enfance en tournée avec son père. Le petit fils, Jean-Michel DENIS joue le rôle du posteur-interviewer, sorte d’auguste qui fait des allers-retours entre le passé et le présent…pour inventer l’avenir. Et l’arrière petit fils FXD s’occupe de filmer en images vidéo les différentes expériences. Pour nous, ce témoignage de notre ancien devient une source d’avenir, une réflexion sur notre futur. Le samedi 19 et dimanche 20 juin 2010 à la minoterie de Lésigny, vous pourrez rencontrer l’équipe des posteurs de la tournée du facteur qui vous parlerons de cette expérience et surtout de la mémoire de Pierre DENIS. Notre ancêtre était un sacré bonhomme et un faiseur d’histoire. Pour en savoir plus, suivez la tournée du facteur sur centre-de-cri.com.

Journée du Patrimoine de Pays
Et dans son village natal, à côté de sa maison, le 20 juin 2010, dans le parc de la mairie, une association culturelle, VGCA (patrimoine et développement) organise une journée autour des hommes et des événements qui ont fait l’histoire locale dont le titre est « Faiseurs d’histoire ».
Programme: L’histoire des jours d’angles. La ligne de démarcation. Les ponts des vals de Gartempe et Creuse. Les dessins de reconstitution du Château d’Angles. Les inscriptions de murs (linteaux, portes et lucarnes). Les variations des limites administratives. Le cadastre napoléonien. Généalogie. Exposition du peintre Pouteau. Archives photographiques du studio Arambourou. Contes traditionnels à 16h. Conférences de R. Decluzeau à 18h.
L’impro au Théâtre, ce soir, au Blanc
Le bazar dans un théâtre, c’est bon ! …avec les Beding Bedingues…de la graine de Molière ! C’était au Blanc (36), vendredi 5 mars 2010 dans une salle surchauffée. Venir ou revenir, samedi 6 mars, voir et revoir la prestation de comédiens généreux pour bouffer une bonne grosse dose de bonheur et de bonne humeur. Quand je vois cette ambiance, je me dis que je suis un peu dans une machine ethnologique à remonter le temps qui me permet de goûter un peu de la magie de notre maître Molière. Ils sont jeunes, pleins d’énergie et ça respire entre leurs oreilles. la répartie rapide, du jus, un sens de l’interaction avec le public qui suggère les thèmes et qui monte sur scène. Tout cela mené de main de maître par un arbitre vif et blagueur, traversé par de faux airs de québécois.
C’est impressionnant l’ improvisation! Les deux équipes en jeu constituées de joueurs-comédiens enthousiastes vont s’affronter, se mêler, se soutenir pour imaginer sur le vif des situations surprenantes, délirantes, décalées faites par des personnages le plus souvent burlesques. Ecoute, rapidité, imaginaire riche, humilité, travail d’équipe, interventions opportunes sont les ingrédients de cette cuisine! Belle démonstration de solidarité et d’écoute dans l’exercice du jeu pour créer cette dynamique collective. Peu de temps morts, un arbitre, plutôt, maître de cérémonie, organise le spectacle en donnant régulièrement des consignes, relançant ainsi sans cesse la dynamique. La musique est aussi présente à travers une sono dirigée par un DJ qui t’envoie des vieux tubes bien chauds! Tu n’as pas le temps d’avoir envie d’aller faire pipi, tellement ton attention n’a pas de répit! . Et pis, ce clown d’arbitre qui envoie dans le public paquets de chips et bonbons, c’est vraiment racoleur! (Quelle vulgarité, messieurs les subventionnées!). Néanmoins, ils font du théâtre et il y a une forte ambiance de comédie avec les beding-bedingue car ils ne respectent pas complètement la tradition des matchs d’impro. Allez voir!
Un peu d’histoire, le match d’improvisation théâtrale trouve son origine au Québec (en francophonie!) Il fut imaginé par le Théâtre Expérimental de Montréal en 1977 dirigé par l’unique Robert Gravel. Il souhaitait expérimenter de nouvelles formes théâtrales et d’approches du public afin de casser l’élitisme du théâtre. Créer l’interactivité et relier public et comédiens. Utilisant la forme du sport et en parodiant le populaire hockey sur glace (quelle vulgarité), lui et les siens mirent en place des rencontres d’équipes sous forme de championnat. Cet aspect compétition fut rapidement décrié par les vrais comédiens détenteurs de la vulgate car ils attaquaient la création classique, le conventionnel contemporain et révélaient surtout les rivalités qui existent réellement dans le monde du théâtre. Et aggravées par le système subventionnel!, aujourd’hui, chez nous. Mais cette notion de conflit, source de danger pour les improvisateurs, poussant à la créativité et à la spontanéité, intéresse le public. Le CRI vous a mis l’eau à bouche, prêtez une oreille au prochain match d’impro et allez y! Une piste, une patinoire, un ring, …La ligue d’improvisation de Touraine.
Olivier LAURANS, le Caruso des banquets
350 convives autour des tables, ce n’est pas rien! Nous sommes au banquet d’une Saint Blaise (autrefois la fête des laboureurs) du Val de Gartempe à Coussay les bois. C’est une fête dont l’origine remonte à la Révolution Française. C’est un gros programme, tout un rituel. Le président de cette journée devient le personnage le plus important du village. Il préside les festivités et gère au mieux ce rassemblement d’êtres humains qui va honorer la nature, notre mère nourricière. Gros banquet. On parle, on fait des discours, une dame chante, puis une autre et encore une autre, un monsieur raconte une histoire. Cette année Camille Robin de Pleumartin n’était pas là . C’est une sorte de Coluche local. Je prends à chaque fois un cours de comédie. Je suis un peu déçu, car je voulais, cette fois ci, le mettre en boîte. Quand soudain semblant crever le ciel et venant de nulle part (Barbara!), un garçon s’est levé, a pris le micro et nous a chanté une Chanson de Charles Aznavour, emmenez-moi,… sans la massacrer. Une véritable belle voix. Applaudissement. La révélation de la journée. Il chantera plusieurs fois et sera écouté à chaque fois avec admiration. Ce n’est pas son métier mais on imagine secrètement pour lui une carrière dans cet art. Il nous a tout simplement fait partager et avec beaucoup d’humilité un peu de bonheur. Il a vraiment la générosité des élus! Émergence d’une belle voix parmi des gens simples… Ecoutez le, d’Aznavour à Fréhel ! Emmenez-moi, la Mamma, la Java Bleue.
Jean-Mi du CRI
Après une résidence artistique avec les élèves du lycée Branly à Châtellerault, l’artiste Miki Nitadori raconte en anglais sur son blog. Comme ça parle d’un gars que j’aime beaucoup et à qui je dois d’avoir pu vivre la belle aventure de ce blog, je traduis l’hommage de Miki pour les lecteurs du Cri et c’est ma manière de le partager.
La première fois que j’ai vu Jean-mi, j’ai remarqué sa façon de marcher, sa posture était très droite comme celle d’un acteur, faisant de grands pas, mais légers.

Il vint à ma rencontre avec un large sourire. Je l’ai regardé et j’ai pensé à Bruno Hadjih, un photographe aux histoires sans fin sur la vie. J’étais malade, alors j’ai dit bonjour timidement. Puis on a commencé à parler de choses et d’autres. Jean-Mi avait une personnalité inattendue. C’est un artiste et un activiste. Son travail d’artiste est un hommage à son Grand-Père qui s’occupait de la Poste dans le village où il a grandi et il est entré en contact avec le monde du théâtre. Son activité peut être vue sur le site du Centre de Cri. On a une conversation animée sur le monde, il m’interpelle souvent et j’aime l’entendre parler de ses combats et ses idées. Il est disponible et se démène pour le succès de ma résidence au Lycée Branly. Pour vous donner une idée, il a créé un blog spécialement pour cette expérience. Il l’appelle Miki Nitadori experience et je l’aime beaucoup:
Avant mon départ il m’a dit qu’il allait faire son possible pour défendre les jeunes dans tous les domaines pour qu’ils soient respectés comme tels. Il se soucie de nous, les humains, notre communauté, notre monde et c’est plus que tout. Je lui ai dit qu’il n’avait rien à craindre avec moi, je ne transformerais pas mes ados en idoles adorés. Quand je parle de cette part très dynamique de sa personne, ça donne un côté très punk mais en fait il est très souple, généreux et courtois. La confrontation avec un autre artiste me fait avancer professionnellement, à travers le questionnement et la réflexion. Comme il comprend très bien mon travail, il compense mes erreurs et mes lacunes. Son expérience d’artiste et d’enseignant rend tout ça possible. Ce travail a des objectifs ambitieux et sans sa collaboration j’aurais fait la moitié de ce dont je suis capable de faire pour continuer de travailler pour atteindre l’objectif. Mon expérience n’aurais pas eu lieu sans Jean Mi et il m’a donné la volonté d’aller chaque semaine à  Châtellerault… Autrement, je n’aurais pas été capable de sourire chaque semaine. Merci Jean Mi pour ton action, ta présence et ton travail.
Amicalement, Miki
La culture populaire rurale
Samedi 6 février, le CRI est sorti! Suite à une réunion du conseil de développement de son secteur (Communauté de commune Vals de Gartempe et Creuse) fort intéressante, le directeur du journal électronique a quitté son écran informatique, s’est déplacé sur notre terrain favori et a mené l’enquête dans le cadre réel.
Faire un sondage grandeur nature et une investigation sur toute la journée. Question: il y a t-il du vivre ensemble festif l’hiver en milieu rural? Conclusion rapide et évidente: Les ruraux ne sont pas des morts vivants avachis sur leur canapé à regarder bêtement les grandes messes télévisuelles. Désolé de contredire la bienpensante Boboïste! Pour cette seule journée sur un périmètre restreint de notre territoire, de nombreuses possibilités de passer un moment avec d’autres congénères. Il y en avait pour tous les goûts. Du banquet, du jeu, du spectacle et du théâtre. Les associations, loi 1901, à but non lucratif était, ce jour, vraiment sur le pont. Allais-je pouvoir boucler la tournée des lieux festifs en moins de 8 heures et en pas plus de 28 kilomètres comme le faisait mon grand-père pour sa tournée de facteur? Je suis monté dans l’auto 2CV postale du cri aux couleurs jaune et bleu du mouvement postal, le bob du Posteur visé sur la tête, direction toute, à l’ouest.

- Le président Daniel Daniault et les prochains
A Coussay les bois, 12h30, j’arrive sur du lourd, c’est la plus grosse Saint Blaise du coin, la fête des laboureurs et des travailleurs réunis, une fête dont l’origine remonte à la Révolution Française. J’arrive à l’apéro car je me suis dispensé des réjouissances du matin. Je les connais parfaitement car je fus l’année dernière président de celle de Lésigny. C’est un gros programme, tout un rituel, le président pendant cette journée devient le personnage le plus important du village. Il préside les festivités, ce rassemblement d’êtres humains qui vont honorer, certainement pour la plupart sans le savoir, la nature notre mère nourricière qui pendant l’hiver se repose pour se remettre à vivre au printemps et nous donner ses fruits à l’été. On n’a certainement perdu le sens de cette fête mais mon impression est que, pendant ce moment, il règne un sentiment de paix entre ces gens venus partager ce repas. Le banquet. Tiens, cela me fait penser à la Cène de Léonard de Vinci. Merde! Je parle de culture. Non, je parle de Fraternité, de ce mot que les révolutionnaires voulaient installer dans cette société qu’ils rêvaient idéale.

- Pierre, Dany, Jacqueline et les autres. Les convives du Banquet.
350 convives autour des tables, ce n’est pas rien ! On parle, on fait des discours, une dame chante, puis une autre et encore une autre, un monsieur raconte une histoire. Cette année Camille Robin de Pleumartin n’était pas là . Alors lui, il vaut le détour, c’est une sorte de Coluche local qui peut vous enchaîner une multitude d’histoires qu’il a soi-disant vécues et faire en même tant une revue de presse à sa façon des actualités. Je prends à chaque fois un cours de comédie. Le reporter, que je suis, fut un peu déçu, car je voulais, cette fois ci, le mettre en boîte. Quand soudain semblant crever le ciel et venant de nulle part (Barbara!), un garçon s’est levé, a pris le micro et nous a chanté une Chanson de Charles Aznavour sans la massacrer. Une véritable belle voix. Applaudissement. La révélation de la journée. Il chantera plusieurs fois et sera écouté à chaque fois avec admiration. Ce n’est pas son métier mais on imagine secrètement pour lui une carrière dans cet art. Il nous à fait tout simplement partager et avec beaucoup d’humilité un peu de bonheur. Émergence d’une belle voix parmi des gens simples… Sommes-nous en situation de culture ?
18h30, je sors enfin, j’ai bien mangé, trop, même beaucoup trop ! Ce repas préparé par un traiteur était digne d’un bon resto. Tout ce travail dans l’arrière cuisine installée dans un petit semi remorque, ce n’est pas rien aussi: le restaurant qui se déplace à domicile. Je rejoins l’auto 2CV postale en me disant que tout n’était pas extraordinaire mais que finalement j’ai passé un bon moment, j’ai discuté avec l’un et l’autre, rigolé et j’ai même retrouvé une copine d’école de CP !
Direction Leigné les bois, un patelin à 7 bornes d’ici, j’ai un tuyau, il parait que là bas, il y a une petite fête à la mesure du village qui n’est pas énorme. Encore une fois, j’arrive là à l’apéro. Ici, la soirée va se dérouler aussi autour du partage d’un repas. Un petit repas préparé par les bénévoles ou dans une ambiance plus feutrée les gens vont discuter tranquillement sans être obligé de pousser sur la voix. Ici, la soirée est placée sous le signe de l’histoire, du patrimoine vivant. Déjà , à l’apéro, un diaporama défile sur un écran géant montrant des paysages, des endroits du village mais surtout des scènes de la vie, d’aujourd’hui et surtout hier.

- Le repas diaporama convivial de Leigné les bois
On me présente madame Pinson, une charmante dame dynamique, d’un âge certain, la mémoire vivante du village et une ancienne de la troupe de théâtre. Elle commentera à la fin de la soirée toutes ces photos et parlera de tous ces gens qui y figurent, des humbles et de ceux qui ont marqué les esprits par certains traits de caractères. Cette dame avec son nom d’oiseau gaie m’intéresse par son côté mémoire locale et ses photos, elle les a sur sa clef USB. Diantre! Je prends date pour un autre passage car je ne resterai pas ce soir pour manger, il faut que je continue ma tournée. Je me rends compte ici que ce village n’est pas un trou perdu, que les gens sont organisés autour du GAV, le Groupe d’Animation Villageoise. Un ensemble d’animations sur l’année sont proposées à la population et que… pour communiquer, ils ont un blog, et ben là , je tombe sur le cul ! Le président de l’association me donne sans aucune fierté et humblement l’adresse électronique : gav-leigne-les-bois.over-blog.com Encore ici, des biens vivants. Et le spectacle vivant, ils connaissent, ils font venir au printemps une troupe de Tours. Ah bon ! Feraient-ils de la diffusion culturelle sans le ,savoir ?

- Madame Pinson, la mémoire dynamique de Leigné les bois
Je quitte cette centaine de personnes pour revenir sur mes pas et poursuivre ma tournée de Posteur. J’aurais pu remonter au Nord et aller à Mairé. Mais me faire une autre Saint Blaise dans la même journée, c’est beaucoup trop, je ne suis pas conseiller général ni président de com.com. Certes, je suis un rural, mais pas un laboureur de banquet, et je tiens à ma ligne.
Arrivé à Lésigny, je m’aperçois en passant devant la salle des fêtes qu’elle est pleine à craquer. 300 personnes certainement en train de jouer au Loto, je ne m’arrête pas, je suis dans mon village, je connais l’ambiance, c’est la capitale cantonale du Loto. C’est comme ça tout les Week-ends . Tout le monde serre les fesses pour gagner gros et petits lots dans un lourd silence ponctué de nombreux soupirs. Certains ont besoin de cela, si c’est bon pour eux! Personnellement, je trouve que ça manque d’animation. Je leur ai proposé une fois de faire un loto délirant, un peu décalé mais je ne sais pas si cela se fera car il faudrait pas mettre en difficulté la culture de sérieux du Loto de Lésigny.
Je continue ma route vers l’est et je m’offre une fantaisie en passant la frontière! C’est à dire que je passe la Creuse et je pousse jusqu’à Ligueil pour constater de mes yeux un phénomène qui a lieu tous les ans, à la même époque: le spectacle de l’association l’école buissonnière au profit de l’association des Restos du CÅ“ur. J’arrive sur une concentration humaine qui est bien décidée à se faire plaisir en se marrant à pisser de rire. C’est acquis depuis longtemps, l’équipe de mon copain Christian a encore concocté un spectacle mêlant théâtre et chansons. Christian a donné l’habitude d’offrir au public des créations qui sont de véritables shows et chaque année toujours mieux. Cette fois ci, Ginette part en croisière, tout un programme. Si c’est la cousine de la Maria, je t’explique pas le délire. Ce n’est pas la peine que je demande une place. Je suis invité à une prochaine représentation qui aura lieu à Sainte-Maure. Et je paierai ma place car je ne suis pas un politicaillon! Ce spectacle sera aussi produit à Loches avec certainement quelques séances supplémentaires. Le succès oblige. Il devrait être vu au final par plus de 4000 personnes. Une bonne recette en perspective pour les Restos de notre pote Coluche. Salut à toi Michel. Je t’imagine dans un banquet des laboureurs! Une idée à soumettre à Christian pour un prochain spectacle populaire. Peuple ne rime pas forcement avec vulgaire, messieurs de la culture!

- Notre pote
Je connais certains subventionnés qui aimeraient obtenir autant d’entrées sur leurs festivals. Bon ici, je quitte encore 400 personnes et je file à Preuilly sur Claise. Là bas, Molière est à l’honneur, j’ai envie de faire la sortie de la pièce de théâtre pour poser quelques questions indiscrètes concernant la pratique surprenante d’une association culturelle du Sud Touraine qui envoie en justice un blogueur. Je rentre enfin chez moi avec le sentiment d’avoir bien rempli ma journée. Et faisant le constat que j’ai dû croiser dans la journée plus de 1500 personnes occupées à des activités plus ou moins culturelles. C’est pas mal pour une journée d’hiver à la campagne. Et que vive Aldi!

Le Centre de CRI
Arrivé devant les portes de CRI, je me dis que je pourrais bien pousser jusqu’à  Coussay les bois pour voir à quoi ressemble la fin de soirée. Comme dirait mon copain Jean Clown, on va pas s’arrêter là , on va en remettre une! Ici la fête bat son plein, les incorrigibles festards dansent pendant que Daniel fait soupeser un jambon qui sera le dernier lot à gagner. Daniel Daniault a présidé de main de maître avec une présence sympa faite de prises de paroles justes et avec humour. Ce gars pratique la relation humaine. Il faut dire qu’il est marchand ambulant, boucher et charcutier. Sur la tournée, les gens isolés l’attendent comme le facteur. C’est un sujet pour le CRI et son histoire sera racontée dans un prochain article.

Les Dominic Allan et les festards
Les Dominic Allan sont là , sur la scène, et jouent des standards d’aujourd’hui et d’hier et ça marche encore! J’y vois la persistance des bals musettes que nous avons connus gamins dans ces mêmes villages. Et que de souvenirs et d’émotions au son de l’accordéon… Je rentre enfin chez moi avec le doux rêve qu’ il y a , ici ou là , certainement des âmes généreuses qui souhaitent faire émerger et développer sur notre territoire une culture dont nos enfants seraient fières un jour!

- I have a dream - j’ai un rêve !
Les correspondants de presse NR et CP, absents sur le terrain, ce jour, pour de bonnes raisons, congés bien mérités, peuvent compter sur les Posteurs du journal électronique du Centre de CRI pour leur faire passer les photos d’une journée finalement peu banale en milieu rural.

























