Halte Terre Native : une famille, une roulotte, un voyage : des rencontres
A la fin de l’été, en septembre 2010, il y a un an, à l’heure où les écoliers venait de retrouver leur cartable et les travailleurs leurs boulot, une roulotte tirée par 2 superbes cheveux de trait est apparue le long du canal de la minoterie sur cette petite route touristique qui mène de Lésigny à La Roche Posay. Une vive émotion nous a envahis tout d’un coup!… Le son de fers à chevaux sur le bitume mêlé à l’apparition d’un véhicule d’un autre temps nous bouleversa. Un vent de liberté nous envahissait suscitant en nous la curiosité et nous donnant l’envie d’arrêter cet équipage. Qui sont t-ils ?
Cette rencontre inattendue changea le cours de notre journée et jalonna pour nous aussi le début d’un long voyage dont nous comprîmes le sens par la suite. Dans cette roulotte, nous découvrîmes une jeune famille constituée de David, Emilie, Tila, une petite fille de 6 ans et Lénin un nourrisson. Ils restèrent 3 jours chez nous et ce fut un bonheur pour nous de les accueillir ainsi que pour nos 2 filles.
Cette roulotte avait une belle allure stationnée dans notre site animalier théâtralisé parmi nos aménagements sculpturaux et notre troupeau d’ânes et autres animaux de la ferme. Cet espace habituellement consacré aux enfants pendant des promenades théâtralisé conduite par le maître des lieux, le chat botté, s’est vue animée par la vie de ces voyageurs particuliers.
Autour de cette roulotte, de repas en discussions, nous apprîmes à comprendre ce jeune couple parti sur la route larguant les amarres de leur Mayenne natale en destination d’un sud, d’une quête, d’une recherche, … de leur propre destinée peut être.
Ce périple, ils l’ont préparé, tout d’abord en construisant le véhicule de toutes pièces, ce qui n’est pas rien, et en donnant un sens à ce projet. Ils l’ont nommé Halte Terre Native dont l’objectif est, dit de manière sérieuse, un ré-colportage de savoirs traditionnels et d’alternatives écologiques en roulotte à travers la France.
Cette rencontre sera pour nous un repère dans notre propre voyage intérieur entre le moment où nous les rencontrâmes en septembre 2010 et leur retour sur nos terres en ce début de mois d’août 2011. Cette aventure intime ne regarde que nous et nous remercions les esprits du partage et de la solidarité.
Pour en savoir plus sur cette belle aventure, allez donc visiter leur blog halteterrenative pour prendre goût au voyage qui nourrit l’esprit.
Et pour notre plus grand plaisir, ils sont revenus le 10 août 2011 faire une petite pause chez nous sur le chemin du retour. Un moment encore très sympa… Que vive le voyage!
102 ans, Marie Guionnet encore Résistante !
Née le 13 janvier 1910 à Vicq sur Gartempe dans le département de la Vienne, Marie Guionnet va aujourd’hui mettre à son actif 102 années de vie ici bas et en toute conscience. La tête est toujours là et le souvenir bien vif. Fait elle le bilan?… Sur elle, sur l’espèce humaine?… Veut elle le faire?… Est ce nécessaire?… Ces yeux en disent long, parfois, quand elle regarde vers un horizon que je ne distingue pas moi même. Je la sens déçue…Son rêve d’enfant s’est il réalisé?… La réalité humaine, un fardeau?… Elle partira certainement avec bien des secrets. Néanmoins, aujourd’hui, elle est une bibliothèque vivante comme le sont tous les anciens et lucides. Les souvenirs reviennent avec facilité et détails…pour ne pas, peut être, les emmener avec elle!
Retour en arrière, en voiture! Vous êtes dans sa machine à remonter le temps. Là , elle se rappelle, peut être du plus important pour elle, de ces 4 années qui ont certainement changées sa vie à tout jamais. De ce temps passé seule avec sa mère à attendre, de 1914 à 1918, le retour du papa parti au front dans l’horreur des tranchés des poilus. Ce père gentil et aimant reviendra pour son grand plaisir mais ces années de solitude et d’angoisse resteront à jamais gravées. En regardant ma fille de 4 ans, j’ose imaginer…
Les années folles, d’après guerre, arrivées, elle décida de s’émanciper par obligation, peut être, pour fuir une société rurale, ancestrale et pesante…dont elle garde néanmoins, une grande nostalgie, comme étant une période de convivialité et de fraternité. Elle partit à la ville, à la grande, à Tours et s’y débrouilla toute seule avec le tempérament qui la caractérisait déjà . Refusant l’aliénation du mariage, elle préféra vivre seule que mal accompagnée…
1936, une triste année car elle dut se résigner à la perte de son enfant, James, parti à l’âge de 16 mois…
L’autre guerre arriva vite avec ses nombreux désagrément. Elle y fit face en résistant à tout, à l’occupant et même à des gradés!… Elle fut aussi retrouvée à demi morte sous les décombres des bombardements de la ville de Tours. Elle revint à la vie pour consacrer la consacré toute entièrement aux services des enfants malades dans le milieu hospitalier. Elle en vit poursuivre leur petit bonhomme de chemin et d’autres disparaître prématurément comme le sien. Les traitements salvateurs étaient à venir mais pas encore là pour les sauver. Il fallait bien aider ces p’tits bouts de choux à partir au mieux. Ma tante, Marie Guionnet a connu cela. L’impuissance. Vous, pourriez vous, tenir la main d’un petit enfant qui…va s’endormir pour toujours. Respect.
Respect encore quand elle donne son corps aveuglement à la science médicale pour bénéficier d’un nouveau traitement contre le cancer dans les années 50. Elle en ressortira vivante avec l’admiration du corps médical pour son courage exemplaire. Ma tante est un cas et j’en suis fier.
Aujourd’hui, sans enfants pour la regarder finir sa dernière partie de vie, elle termine ses jours anonymement dans la maison de retraite « Les Rousselières » à Pleumartin dans une inquiétante solitude. Mérite t’elle autant d’indifférence?…  Avoir donné autant aux autres…
Société ingrate!…dans l’ignorance de cette génération qui nous a souhaité tant de bonheur pour que nous ne vivions pas les même souffrances! Société de gaspillages, de gaspillage des acquis humains.
Ma tante, une humaniste !
Allez donc visiter Marie Guionnet, elle vous aidera à redonner du sens à votre vie!
Jean-michel Denis, son neveu
L’abbé Pierre, notre repère
Une pensée par jour pour mieux vivre avec l’abbé pierre
“L’homme ne peut vivre que d’une flamme qui naît dans le dévouement et l’amour. L’aventure à venir de ma pauvre vie sera d’allumer cette flamme.”    1er janvier
Nous adhérons!
Le père noël est un rocker à Châtellerault
Les fous volants, l’association populaire de la culture alternative de Châtellerault, relance son action caritative, le père noël est un rocker, en ce mois de décembre 2011. Un jouet neuf : une entrée : un enfant heureux… Et 500 jouets sous l’arbre de la solidarité, une réussite pour cette reprise. Le secours populaire se chargeant de distribuer les jouets. Et réussite aussi dans la salle de concert le vendredi 16 décembre pour vivre ensemble un moment sympa au rythme d’une programmation toujours innovante avec en final le célèbre groupe de Nantes, les caméléons. Bonnes prestas, bonne soirée, ça c’est rock !
Les fous volants, Fred et Anne pris en sandwich dans la vidéo d’annonce de l’événement faîte par une bande de nases de rochers attardés et déjantés! Avec les fous volants, le père noël est un rocker et il a du cÅ“ur!
Saint Nicolas à la Roche Posay
Du soleil à La Roche Posay, sous une pluie fine, avec la Cie GlobTrott, pour assurer l’arrivée de Saint Nicolas venu spécialement de l’Est superviser le marché de Noël de l’an 2011 sur l’initiative de l’office de tourisme de la ville. Le père fouettard avait lui délégué ses filles, de sacrées diablesses, pour le remplacer dans son œuvre et poser la fameuse question aux enfants « avez-vous été sages cette année ? ». Entourées de lutins, petits et grands et de leurs musiciens, elles ont effectué de nombreux contrôles de sagesse…Ne donnant que peu de mises en sac ! Pendant ce temps, un service de C.Q. Rité aux allures de rock’n rollers veillait à assurer, dans le calme et la sérénité, la venue de cet illustre personnage peu connu dans notre contrée. Beaucoup d’effervescence parmi les étales des marchands entre filles fouettard, lutins, musiciens, rockers, avant de voir arriver ce vieux bonhomme dans son manteau pourpre et blanc sur son traineau emporté par le vent.
En respectant la tradition, la troupe GlobTrott a proposé une animation originale, vive et dynamique tout en y distillant son grain de folie qui la caractérise. Et que vive saint Nicolas!
Saint Nicolas et les filles du père fouettard
Création originale de la Cie GlobTrott pour l’office de tourisme de la Roche Posay à l’occasion du marché de noël. En attendant l’article, consultez les vidéos!
Soirée contes autour d’une soupe
Samedi 26 novembre, une cinquantaine de participants, de 3 à 83 ans, ont assisté à la première soirée contes de la saison automne-hiver organisée à la Minoterie de Lésigny, lieu innovant sur ce territoire rural. Un légume en main à l’entrée, une p’tite histoire à raconter, un bol de soupe à l’entracte et c’est parti pour une p’tite soirée simple et conviviale. Et c’est parti pour un moment d’oralité où le conte devient un moyen d’évasion et initiation… Faire le plus avec le moins ! La méthode de la Cie GlobTrott.
11-11-2011 Souvenir et Avenir
Sur la tombe du commandant Cousteau, illustre bonhomme, un superbe cÅ“ur forme un beau symbole de paix. Symbole du souvenir des militants d’un monde meilleur vers les générations à venir.
“Gardons au cÅ“ur l’impatience de faire. Et l’indignation dans l’action”. Pensée de l’abbé Pierre.
Les maçons du CRI
Les francs sont faux… Les vrais vont bientôt sortir des presses! Les maçons du CRI affutent les truelles, ça va bétonner! L’échafaudage est déjà installé. Repeint en jaune, couleur “des briseurs de trêve”, il annonce la libération prochaine : la Création Résistante et Interactive! L’indignation, c’est trop peu, la résistance, c’est mieux. Le compagnon Sined
Banana Partie 2011, un régime de croisière.
Confucius aurait dit « Avant de courir, apprenez à marcher ». Au tout début de l’automne, cet enseignement du maître chinois est bel et bien appliqué à la Banana Partie à Betz le Château en Touraine du Sud. Sous un superbe soleil, jaune banane, depuis 4 ans, ce petit festival de théâtre, de spectacles vivants et de musiques à trouver son rythme et atteint un bon régime de croisière dans un décor bananier.
La banane de Betz se développe bien et semble avoir trouvé ici un climat favorable. Les arts plastiques de rue s’y implantent même sous l’impulsion des habitants qui décorent de leur propre initiative fenêtres, façades, poteaux , buissons et balcons.
De lieux de spectacles en espaces de convivialité, la banane est sur la tête des gens et du public. Car, la Banana, c’est une alchimie entre des gens simples et humains offrant le meilleur d’eux même pour réussir un moment de partage et convivialité. Chose rare désormais.
Un maître de la générosité est aux manettes, aux fourneaux, à la fabrication de la pâte, … C’est Christian ! Et en bon « oeuvrier », il sait trouver les ingrédients et connait la recette pour faire monter la crème et surtout réussir le gâteau.
Et la cerise sur le gâteau, cette année est arrivée du côté de son copain Phi-phi, le boss de l’entreprise d’événementiels, son et lumière, New Dreams. Un grand chapiteau à 2 ogives de 400 places. Comédiens, clowns, musiciens, chanteurs et le public se sont régalés dans cet espace magique. La Banana, c’est ça ! Le partenariat et l’échange. C’est l’association d’énergies venues d’horizons variés.
Et au programme de cette 4éme édition!
La traditionnelle ouverture du vendredi soir avec une troupe amateur, bien connue, car amie et toujours pas bien loin de chez nous. Dans le théâtre de verdure du parc paysager, derrière la salle des fêtes, à 20h30, la compagnie Quintefol a présenté une pièce de Marivaux « l’ile des esclaves » mise en scène par Michael Sadler. Une pièce « provocatrice, fantaisiste, déjantée » dans laquelle, échoués sur une île, les esclaves prennent le pouvoir sur leurs anciens maîtres.
Et désormais, l’ouverture tout aussi traditionnelle du samedi matin… de Véronique Legangneux de la Cie Compagnie GlobTrott, à 10h45, avec un spectacle pour les tout-petits. « Es tu ma maman ?», un petit pingouin cherche sur la banquise sa maman…La fée des neiges est là pour l’aider !
La fanfare les Rigol’ados, qu’on ne présente plus, une création du dancing des voyageurs et de la Cie GlobTrott est entrée dans la danse à 11h30 pour animer les rues et relier les différents sites de spectacles. Cette année, pas d’apéro Banana au dancing au son de « j’ai faim, je veux manger de la banane, j’ai soif, je veux boire du lait de coco ». C’est Phi-phi, dit « le gros » en relation avec sa belle carrure qui a rincé l’assistance avec un apéro casse-croute… car il inaugurait en association avec cet événement, le sien : ces nouveaux locaux techniques.
Au Dancing, à 15h, un moment de douce folie avec la Cie Détour de rue et Mind, le mentalisme dans tous ces états. Le professeur Herbert Freyermuth, diplômé de l’académie internationale des mentalistes. Vous présente sa conférence illustrée sur la magie du mentalisme. Ne vous êtes vous jamais demandé comment le magicien lisait dans vos pensées ? Quelle est le petit plus pour ouvrir votre cerveau à des capacités phénoménales? Ou même comment influencer les lois du hasard ? Toutes les réponses sont là ! Chaque point abordé est illustré par un tour original et personnalisé.
A 16h, le cerveau à l’envers, le public sous le choc du mentalisme, fut emmené à nouveau par les Rigol’ados vers le parc paysager où de nombreux animations et jeux attendaient les enfants. Les ateliers de cirque de la Cie Détour de rue initièrent les enfants friands d’exercices de jongleries.
Les sœurs Waou, de la Cie GlobTrott, « nouveaux nez », étaient là en embuscade pour envoyer quelques entrées de clowns dont elles ont le secret.
Retour à 18h, du côté de Dancing, avec les Rigol’ados en tête de proue, dans la clairière de Jean-Paul pour voir un spectacle de danse urbaine avec le groupe Aduc de Châtellerault. Et oui ! Des gars de Châtellerault à la campagne ! Des fidèles maintenant.
Venus déjà l’année passée, ils ont fait des émules, une poignée d’ados de Betz a décidé de monter un spectacle de danse urbaine au collège de Ligueil et l’ont présenté en fin d’année. Un stage fut mis en place avec un intervenant d’Aduc afin d’aider ces jeunes danseurs à s’améliorer. Slybreak est né et a vécu sa première presta à la Banana en première partie des grands frères Aduc.
Ensuite les sœurs Waou de la Cie GlobTrott ont ramené leur fraise avec une histoire de noix confites, une vieille entrée de clown datant de 1880. Et comment que ça la fait ! Un duo de clowns plein d’avenir.
Et pour finir dans cette petite clairière, la Cie Détour de rue et ses 2 jongleurs, nous a offert un spectacle de jonglerie frais et rigolo, «la Routine ». Pas ennuyant !
A 19h30, le public était bien chaud pour goûter à l’apéro et l’assiette gourmande garnie des produits locaux.
A 21h, la Cie La Petite Famille de Souillac nous a interprété une comédie musicale « Demain l’aurore » sous le chapiteau de notre ami Phi-phi. Constitué d’adolescents, ce spectacle raconte leurs préoccupations. Tom est amoureux d’Alice, qui l’aime aussi, mais rien n’est simple : ils ont 15 ans, des parent et des profs !…Heureusement, ils ne sont pas seuls : ils ont des amis. Des frères et des soeurs. Mille émotions, mille sentiments à la minute. Et la certitude en eux qu’un jour meilleur les attend, pour une vie aux couleurs plus vives et plus harmonieuses à la fois. Se trouveront-ils, alors ? Et pousseront-ils, tous ensemble, la porte de cette aurore nouvelle ?
Et pour clore cette soirée sous le plus grand chapiteau de la Touraine du Sud, un bal disco offert par le Cie New Dream.
Et, en fin de soirée, on a la tête dans les étoiles car on a tous bien bossé.
Dimanche 25, une superbe prolongation de la Banana sous le chapiteau, à partir de 15h avec spectacles en continu, chansons, comédies, musique et clowneries.
Le Juk Men Box de la Barda Compagnie. Il s’agit d’un juke box humain, une grosse boîte, une sorte de castelet forain, installé ici sous le chapiteau. Un répertoire éclectique de chansons (de Jacques Brel à Amel Bent, en passant par Eurythmics) est proposé au public par le patron Fredo Scopitone. Ensuite, le rideau de velours s’ouvre sur ce théâtre de poche et, dans leur plus beau costume, les célèbres frères Scopitone, interprètent à leur manière le morceau choisi. Grands moments de bonheur et de convivialité.
Ensuite les compagnies se sont succédées avec de grands moments d’émotions et de rires, le passage des poules de Betz, le névrosé à l’imper, l’otarie dressée,…
Et une mention spéciale à Thierry Robard dans le genre burlesque muet avec une farce-catastrophe complètement déjantée façon Monty-python. « L’étrange affaire de la table ronde », où un projectionniste perturbé tente de sauver la séance de projection d’un improbable film médiéval, suite à un incident technique.
Et les frères Scopitoneeee musiciens et chanteurs de rue depuis des générations ont clôturé la journée en musique. Et le public content de découvrir du bon spectacle, souvent comique et de bonne qualité est reparti avec des étoiles plein les yeux. Que vive le véritable spectacle vivant avec de vrais être vivants ! Et de vrais organisateurs de spectacles!






























































































