Herboristerie Larmignat
On avait déjà eu l’occasion de parler de l’herboriste de Châtellerault à propos de la sortie du livre de Lisa Glenn produit par le Centre de Cri et les Editions Marquetapage. Voici que Jean-François Cavallier croise à nouveau le chemin de notre crieur posteur FXD.
Ca n’arrête pas de sonner ici! Et en plus ce n’est pas le téléphone. Un vrai défilé de clients au lendemain de noël, vous y croyez vous? Mais quelle porte viennent-ils comme ça pousser et ouvrir? Celle de Jean-François CAVALLIER, l’herboriste, installé 72 Grande Rue à Chateauneuf.

Façade rénovée en face de l'église de Chateauneuf 72 Grande rue
Identité nationale
Notre correspondant à Toulouse, FXD, essaie d’assister à un de ces fameux débats dont on parle tant en France profonde et superficielle…
A l’heure où on se lamente ici, on se félicite par là de l’échec retentissant du sommet de Copenhague, le débat sur l’identité nationale continue son pèlerinage; cette fois-ci les valises se posent à Toulouse, dans le grand amphi de la faculté de droit, plein centre ville.
Avertis, les crieurs délocalisés ont sauté sur l’occasion. Ils ont bouquiné leur classiques sur les questions d’identité, d’intégration et d’immigration : Noiriel, Simmel,… On peut dire que le débat était très attendu, les armes intellectuelles prêtes.
Lundi 14, 18h : nous sommes venus grossir la file d’attente, pour pénétrer dans l’antre, le grand amphi où chacun allait pouvoir s’exprimer librement.
Lancés à initiative de la majorité présidentielle, ces débats ont et ont eu lieu dans toutes les grandes agglomérations françaises. Sur le site officiel de « l’identité nationale », on a pu lire que l’entrée était libre, dans la presse, on a vu que des invitations avaient été envoyé par la municipalité socialiste.
C’est donc par la poste, que la consultation nationale de cette fin d’année n’a visiblement pas sauvée, que s’achemine ces bulletins d’entrée. Pour qui ? Des professeurs, des politiques, des associations, des sportifs,…
On fait toujours la queue. La consigne c’est: laisser rentrer tous les invités d’abord. Par une porte mal gardée, on s’engouffre dans l’amphi, presque complètement vide. Rapidement des RG nous questionnent sur notre présence, nous demandent nos invitations avant de nous faire sortir de la salle sous les huées de certains invités s’étripant aux cris de «délit de faciès, une honte pour notre république».
On revient dehors, on est applaudi par les autres personnes qui attendent elles aussi de pouvoir rentrer et participer.
Le débat commence, on nous dit que la salle est pleine et qu’on ne pourra pas participer. On tente de négocier puis ce sont les C.R.S. qui encerclent progressivement la fac. On se dépêche de filer car après nous avoir enlever notre parole, on pourrait bien nous priver temporairement de notre liberté.
Manque de chance la majorité en place, et heureusement pour l’information, d’autres étudiants ont pu assister à la totalité du «débat » où on se réjouissait aux sons des violons de la chance d’être français, où on ne laissait la parole aux gens de couleur noire qu’après 30 minutes d’attente.
Dans la presse, nous avons été accusé d’avoir voulu forcé l’entrée. Même France Info a participé à l’infâme bouillie médiatique, relayant l’événement comme étant le fait de quelques jeunes gauchistes venant de l’université du Mirail (sciences sociales).
On est franchement reparti consterné. Et on a préféré prendre du recul, en parler avec nos professeurs. Il est clair que pour une majorité d’entre-nous, c’est un débat en trompe l’oeil qui permet au gouvernement d’avoir de la liberté dans ses manoeuvres politiques et qui permet d’occuper l’espace médiatique, le temps de trouver la suite au carnaval commencé il y a quelques années.
CLIC, un engagement local
C’est quand on croit avoir quitté le Poitou qu’on le retrouve au détour d’une réunion sur le développement durable, en plein Gers, en plein Sud-Ouest. Le Poitou, le Poitou-Charentes pourrait-on préciser, s’est retrouvé là , à une assemblée d’élus locaux et de citoyens qui débattaient sur les pertinence de l’appellation de «Pays», de ce qu’on pouvait y faire, comment, pourquoi, avec qui.
A ce titre, les élus gersois et plus précisément son conseil de développement n’ont pas daigné inviter François Nivault, Animateur Syndicat Mixte dans le «Pays des six vallées» juste au Sud de la capitale poitevine.

François Nivault
François Nivault, digne représentant de la région, trentenaire, études de géographique et d’animation culturelle en poche s’est lancé il y a peu dans l’administration locale en étant chargé du CLIC. Qu’est-ce qui se cache donc derrière ce spécieux patronyme? C comme Contrats, L pour Locaux, I et Iniatives, C de Climats.
Contrats Locaux Initiatives Climats.
Le CLIC, s’est d’abord une aventure qui débute en 2007 lorsque la Région Poitou-Charentes lance un appel à projet, pour ce fameux CLIC, l’objectif? Celui d’abord de favoriser la rencontre, la concertation sur des projets, des initiatives relatives au climat, à l’énergie et donc au développement durable. Sont donc concernés : acteurs du panneau solaire, urbanistes, géographes, politiques, artistes,…

L’objectif, c’est ensuite un partage d’expérience pour répondre à la question : de quoi est riche mon territoire? Cette réflexion gagne à être menée car on tente de rentrer dans la case du développement en s’appuyant sur les richesses spécifiques d’un territoire ou d’un pays afin de mieux exploiter et répartir les forces propres à celui-ci. L’action est donc écologique, géographique et citoyenne.
De l’avis même de l’intéressé, avec qui nous avons pu beaucoup échanger, le Pays est un cadre spatial, humain et politique adapté à la démarche dans laquelle il s’est engagé.
Pour connaître ce en quoi consiste exactement le CLIC, pour s’informer sur les actions concrètes qui ont été mené en territoire poitevin, il suffit d’un Clic sur le lien suivant :
CLIC ICI
Bizarrement, le CLIC n’est pas entré dans tous les Pays, certains ne répondant tout simplement pas à l’appel régional. C’est le cas du Châtelleraudais, c’est vrai aussi pour les Pays Vals de Gartempe. Pourtant, comme le rappelle Mr NIVAULT, dès 2012, chaque pays sera obligé d’adopter ce CLIC. Et le clac! Dire que tout le monde ne voulait pas jouer le jeu, c’est loupé. L’art de la concertation autour du développement durable, l’art de décider, trancher vont donc s’immiscer dans un domaine où le temps presse, où les élus doivent agir.
Et puis la matinée s’est achevée, au bout de 4 heures de discussion. François NIVAULT a pris ses affaires ranger son CLIC dans son ordinateur, a pris ses CLIC et ses CLAC en espérant avoir insufflé une dynamique nouvelle à un territoire désireux de s’engager pleinement dans des initiatives citoyennes.
Education de l’oreille?
A l’heure de la réforme du système scolaire du primaire à l’Université, petit de FXD questionnement sur ce qui pourrait être améliorer dans l’éducation de nos jeunes pousses.
A regarder de plus près la réforme des concours pour devenir enseignant, on constate avec un certain étonnement, qui a d’ailleurs provoqué un tollé chez les enseignants, la disparition d’une épreuve dite «culturelle» qui venait compléter l’épreuve scientifique et littéraire.

Concrètement, les Å“uvres de Miro, les gnossiennes de Satie et les chorégraphies de Béjard, tout ça, au placard. Un placard qu’on entrouvrira au Collège, histoire de rassurer tout le monde, histoire de reposer les élèves, heures de chahut pour beaucoup. En effet, on sait que les cours dits «artistiques» dispensés au Collège ne sont pas ceux qui habituellement demandent le plus de travail ni ceux qui sont le mieux suivis. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les disciplines sont déconsidérées des élèves et des autres professeurs, non. A ce moment du parcours scolaire, on pense ces matières comme moyen d’ouvrir les yeux et les oreilles sur les productions de l’homme, sur l’art, un art qui pense, refuse, reconstruit la société dans laquelle il baigne. La visée éducative s’inscrit donc dans une logique initiatique.

Plus intrigante en revanche est la fixation qui s’opère sur les nécessités absolues de savoir écrire et lire. Les Lettres, doivent être maîtrisées pour retrouver leur noblesse, certes. Mais qu’est-ce qui fondamentalement justifie cette omniprésence de l’écrit sur l’écoute. Ouvrir ses oreilles, savoir différencier des instruments, en reconnaître leur timbre, repenser auditivement l’espace dans lequel on évolue, tout ça, ce n’est que pour les grands? Pourtant, ils sont nombreux les pédagogues à militer pour abolir ce déséquilibre, pour une éducation auditive, musicale et attrayante. De là à prôner qu’il faudrait que nos chérubins sachent écrire la musique, c’est un pas que nous ne franchirons pas, et puis les écoles de musique bouderaient. Quoique. Ça rehausserait le niveau général des jeunes musiciens en France.
Pour prendre un peu de hauteur dans la cour d’école, nous serions amener à penser qu’en France, il existe un réel manque quant à l’éducation sérieuse des sens de l’enfant. Les sens, et leur éducation, ne peuvent se cantonner aux tous petits, cette quête des sens est l’apprentissage d’une vie, et on ne saurait se lasser de maîtriser et de connaître un peu plus chaque jour les possibilités offertes par son corps.

Éduquer le regard, développer son écoute musicale, apprendre à reconnaître le bon goût d’aliments sains, sensibiliser toujours un peu plus son toucher et son odorat, ça, c’est l’apanage des Autres, des Grands. A moins que dans certaines couches sociales on n’ai pas attendu de faire l’addition des années pour entamer un process éducatif indispensable au bon comportement d’un enfant, et in fine d’un adulte.
Lire aussi:
Une affaires de lettres et de mots
Que dit-on de la poste dans les livres? Quelles acceptions ont été retenues, ici ou là , au gré des ouvrages ronronnant à l’intérieur des bibliothèques ?
Voici donc le premier article d’une longue série qui va essayer de lister et de comprendre les différentes acceptations que l’on a bien voulu donner à l’institution mais également au mot en soi: poste.
Dans la lignée d’un des derniers articles paru sur le blog, nous allons nous appuyer sur le dictionnaire critique, le bien nommé: Les Mots de la Géographie.
Poste:
1. Où le courrier «se pose»: d’abord un relais de chevaux dans les messageries. La Poste associe l’idée de liaison et l’idée de relais du poste, et curieusement le mouvement de transfert l’emporte en image sur l’idée de repos. Il arrive pourtant que le courrier se pose très, très longtemps dans les bureaux: le service se dégrade dans les pays développés.
Mais où sont donc passées toutes ces lettres envoyées au «CENTRE DE CRI» par ces «postal-performers»? Elles aussi, reposent-elles dans des bureaux avant leur acheminement? Des mois qu’elles se font attendre. La dégradation du service est, en effet, patente. Et le directeur du centre de cri s’en ait souvent étonné. Avec désarroi, il a pu constater que l’exception confirme toujours la règle. Une seule lettre lui est parvenu pour le moment.
Continuons notre tournée.
2. Position, place : poste de guet, militaire, de douane, poste frontière; au sens figuré: emploi, fonction; un poste de responsabilité, un poste de responsabilité, un poste subalterne. Travail posté: par «postes» (espace de temps) successifs, souvent en «3X8»: trois périodes de huit heures dans la même journée, afin d’assurer un emploi constant des machines ou du service.
Le facteur Pierre DENIS, avait donc cette position là . Celle d’assurer un acheminement constant en lettres, un poste à responsabilité où neige, pluie et froid ne sauraient l’arrêter. A l’époque ce n’est pas les «3X8» que l’on fait, ce sont les «3X3». Trois tournées accomplies par trois facteurs à bicyclette, flanqués de jaune, dans le pays de Vicq-sur-Gartempe.
«3X8», ça fait 24, à peu près le nombre de kilomètres parcourus à vélo par le facteur Pierre DENIS quotidiennement, et ce du lundi matin au samedi après-midi.
Finalement, la Poste, le poste, les postes, c’est plus ou moins une histoire de lettres et une affaire de mots.
A vélo, en voiture et… en avion!
Encore un avis de passage de la Poste, un de plus. Dans ma boîte aux lettres. Décidément les colis chez la Poste, il faut toujours aller les chercher au bureau, ce n’est jamais eux qui arrivent dans nos mains, pantoufles au pied.
J’enfourche le vélo, je ne pars pas faire la tournée du facteur, enfin presque, je fais celle des bureaux de postes, pour retrouver mon colis. Vous savez, ce courrier qui aime dormir.

D comme Pierre Denis
La géographie pour tous, en quelques mots simples, avec un brin d’esprit critique sur la pertinence du vocable en géographie. Dans Les mots de la géographie, vous trouverez tout ça, une multitude d’entrée, une réflexion sur les termes géographiques et leur ( bon ) usage.

Prise en main de l’ouvrage en question.
Prime à l’école, perplexité d’un étudiant
Je me lève, j’allume la radio, on me parle de cette nouvelle initiative scolaire: payer les enfants en échange de leur assiduité en cours. On nous parle de quartiers difficiles, de responsabilisation des élèves… Je pars.

Un paquet de temps que je n’y avait pas mis les pieds à l’Université. J’y retourne pour demander des renseignements à propos de la licence de géographie. On m’avait vaguement parlé, il y a quelques jours, de tenter d’obtenir des bourses. Read more
Brasserie de BELLEFOIS Neuville-de-Poitou
Pour se rafraîchir en été et se détendre en hiver, rien de tel qu’une bonne bière! Attention, pas n’importe quelle bière, on parle de bonne bière, de bière artisanale, de bière du terroir, de bière pas soumise aux contraintes de rentabilité, de lois du marché,… en somme, une bière libre !
Ce breuvage ancestral Read more
Val de Gartempe Le mystère du Nain de Jardin
Depuis quelques semaines le Centre de Cri est sous surveillance. Des nains de jardins ont été retrouvés, bourrés d’électronique, destinée à enregistrer les activités de cet endroit aux multiples facettes. A-t-on de nouveau à faire à une nouvelle invention du directeur Posteur? C’est ce que semble suggérer ce cliché récupéré dans le disque dur d’un Nain jaune hier matin.
Sur cette photo, on observe donc le directeur du centre de cri tenant entre ses mains un objet dont la puissance lumineuse semble démentielle. On y croirait voir le roi détenant et sortant son soleil.

Espionnage et Contre-espionnage
Le directeur aurait-il à présent ce pouvoir ? Celui de faire le jour comme la nuit dans son repaire ? Toujours est-il que nous sommes là sur une piste quant à la future innovation du centre de cri. D’ailleurs, c’est vous dire le danger qu’il y a espionner chez cet individu, dont on dit qu’il toujours accompagné d’une horde d’artistes, pour preuve : un de nos agents spéciaux y a laissé sa tête, pris par surprise dans l’exercice de ses fonctions.
Et comme vous pouvez le voir: l’info n’est pas resté longtemps dans l’ombre:
Déciment, le centre de cri semble avoir plus d’un tour dans la poche pour rénover la façon de crier. Mais nombreux sont les ennemis qui le savent, la technologie, l’innovation, la création est une guerre de tout les jours et de toutes les nuits.




















