Centre de Cri - Poste

La culture populaire rurale

9 février 2010 par Minoterie · Laisser un commentaire
Catégorie : Centre de Cri - Poste 

Samedi 6 février, le CRI est sorti! Suite à une réunion du conseil de développement de son secteur (Communauté de  commune Vals de Gartempe et Creuse) fort intéressante, le directeur du journal électronique à quitter son écran informatique, s’est déplacé sur notre terrain favori et a mené l’enquête dans le cadre réel.

Faire un sondage grandeur nature et investiguer sur toute la journée. Question: il y a t-il du vivre ensemble festif l’hiver en milieu rural? Conclusion rapide et évidente: Les ruraux ne sont pas des morts vivants avachis sur leur canapé à regarder bêtement les grandes messes télévisuelles. Désolé de contredire la bienpensante Boboïste! Pour cette seule journée sur un périmètre restreint de notre territoire, de nombreuses possibilités de passer un moment avec d’autres congénères. Il y en avait pour tous les goûts. Du banquet, du jeu, du spectacle et du théâtre. Les associations, loi 1901, à but non lucratif était, ce jour, vraiment sur le pont. Allais-je pouvoir boucler la tournée des lieux festifs en moins de 8 heures et en pas plus de 28 kilomètres comme le faisait mon grand-père pour sa tournée de facteur? Je suis monté dans l’auto  2CV postale du cri aux couleurs jaune et bleu du mouvement postal, le bob du Posteur visé sur la tête, direction toute, à l’ouest.

Le président Daniel Danaud et les prochains
Le président Daniel Danaud et les prochains

A Coussay les bois, 12h30, j’arrive sur du lourd, c’est la plus grosse Saint Blaise du coin, la fête des laboureurs et des travailleurs réunis, une fête dont l’origine remonte à la Révolution Française. J’arrive à l’apéro car je me suis dispensé des réjouissances du matin. Je les connais parfaitement car je fus l’année dernière président de celle de Lésigny. C’est un gros programme, tout un rituel, le président pendant cette journée devient le personnage le plus important du village. Il préside les festivités, ce rassemblement d’êtres humains qui vont honorer, certainement pour la plupart sans le savoir, la nature notre mère nourricière qui pendant l’hiver se repose pour se remettre à vivre au printemps et nous donner ses fruits à l’été. On n’a certainement perdu le sens de cette fête mais mon impression est que, pendant ce moment, il règne un sentiment de paix entre ces gens venus partager ce repas. Le banquet. Tiens, cela me fait penser à la Cène de Léonard de Vinci. Merde! Je parle de culture. Non, je parle de Fraternité, de ce mot que les révolutionnaires voulaient installer dans cette société qu’ils rêvaient idéale.

Pierre, Dany, Jacqueline et les autres. Les convives du Banquet.
Pierre, Dany, Jacqueline et les autres. Les convives du Banquet.

350 convives autour des tables, ce n’est pas rien ! On parle, on fait des discours, une dame chante, puis une autre et encore une autre, un monsieur raconte une histoire. Cette année Camille Robin de Pleumartin n’était pas là. Alors lui, il vaut le détour, c’est une sorte de Coluche local qui peut vous enchaîner une multitude d’histoires qu’il a soi-disant vécues et faire en même tant une revue de presse à sa façon des actualités. Je prends à chaque fois un cours de comédie. Le reporter, que je suis, fut un peu déçu, car je voulais, cette fois ci, le mettre en boîte. Quand soudain semblant crever le ciel et venant de nulle part (Barbara!), un garçon s’est levé, a pris le micro et nous a chanté une Chanson de Charles Aznavour sans la massacrer. Une véritable belle voix. Applaudissement. La révélation de la journée. Il chantera plusieurs fois et sera écouté à chaque fois avec admiration. Ce n’est pas son métier mais on imagine secrètement pour lui une carrière dans cet art. Il nous à fait tout simplement partager et avec beaucoup d’humilité un peu de bonheur. Émergence d’une belle voix parmi des gens simples… Sommes-nous en situation de culture ?

18h30, je sors enfin, j’ai bien mangé, trop, même beaucoup trop ! Ce repas préparé par un traiteur était digne d’un bon resto. Tout ce travail dans l’arrière cuisine installée dans un petit semi remorque, ce n’est pas rien aussi: le restaurant qui se déplace à domicile. Je rejoins l’auto 2CV postale en me disant que tout n’était pas extraordinaire mais que finalement j’ai passé un bon moment, j’ai discuté avec l’un et l’autre, rigolé et j’ai même retrouvé une copine d’école de CP ! Direction Leigné les bois, un patelin à 7 bornes d’ici, j’ai un tuyau, il parait que là bas, il y a une petite fête à la mesure du village qui n’est pas énorme. Encore une fois, j’arrive là à l’apéro. Ici, la soirée va se dérouler aussi autour du partage d’un repas. Un petit repas préparé par les bénévoles ou dans une ambiance plus feutrée les gens vont discuter tranquillement sans être obligé de pousser sur la voix. Ici, la soirée est placée sous le signe de l’histoire, du patrimoine vivant. Déjà, à l’apéro, un diaporama défile sur un écran géant montrant des paysages, des endroits du village mais surtout des scènes de la vie, d’aujourd’hui et surtout hier.

Le repas diaporama convivial de Leigné les bois
Le repas diaporama convivial de Leigné les bois

On me présente madame Pinson, une charmante dame dynamique, d’un âge certain, la mémoire vivante du village et une ancienne de la troupe de théâtre. Elle commentera à la fin de la soirée toutes ces photos et parlera de tous ces gens qui y figurent, des humbles et de ceux qui ont marqué les esprits par certains traits de caractères. Cette dame avec son nom d’oiseau gaie m’intéresse par son côté mémoire locale et ses photos, elle les a sur sa clef USB. Diantre! Je prends date pour un autre passage car je ne resterai pas ce soir pour manger, il faut que je continue ma tournée. Je  me rendre compte que ce village n’est pas un trou perdu, que les gens sont organisés autour du GAV, le Groupe d’Animation Villageoise. Un ensemble d’animations sur l’année sont proposées à la population et que… pour communiquer, ils ont un blog, et ben là, je tombe sur le cul ! Le président de l’association me donne sans aucune fierté et humblement l’adresse électronique : gav-leigne-les-bois.over-blog.com Encore ici, des biens vivants. Et le spectacle vivant, ils connaissent, ils font venir au printemps une troupe de Tours. Ah bon ! Feraient-ils de la diffusion culturelle sans le ,savoir ?

Madame Pinson, la mémoire dynamique de Leigné les bois
Madame Pinson, la mémoire dynamique de Leigné les bois

Je quitte cette centaine de personnes pour revenir sur mes pas et poursuivre ma tournée de Posteur. J’aurais pu remonter au Nord et aller à Mairé. Mais me faire une autre Saint Blaise dans la même journée, c’est beaucoup trop, je ne suis pas conseiller général ni président de com.com. Certes, je suis un rural,  mais pas un laboureur de banquet, et je tiens à ma ligne. Arrivé à Lésigny, je m’aperçois en passant devant la salle des fêtes qu’elle est pleine à craquer. 300 personnes certainement en train de jouer au Loto, je ne m’arrête pas, je suis dans mon village, je connais l’ambiance, c’est la capitale cantonale du Loto. C’est comme ça tout les Week-ends . Tout le monde serre les fesses pour gagner gros et petits lots dans un lourd silence ponctué de nombreux soupirs. Certains ont besoin de cela, si c’est bon pour eux! Personnellement, je trouve que ça manque d’animation. Je leur ai proposé une fois de faire un loto délirant, un peu décalé mais je ne sais pas si cela se fera car il faudrait pas mettre en difficulté la culture de sérieux du Loto de Lésigny.

Je continue ma route vers l’est et je m’offre une fantaisie en passant la frontière! C’est à dire que je passe la Creuse et je pousse jusqu’à Ligueil pour constater de mes yeux un phénomène qui a lieu tous les ans, à la même époque: le spectacle de l’association l’école buissionnière au profit de l’association des Restos du CÅ“ur. J’arrive sur une concentration humaine qui est bien décidée à se faire plaisir en se marrant à pisser de rire. C’est acquis depuis longtemps, l’équipe de mon copain Christian a encore concocté un spectacle mêlant théâtre et chansons. Christian a donné l’habitude d’offrir au public des créations qui sont de véritables shows et chaque année toujours mieux. Cette fois ci, Ginette part en croisière, tout un programme. Si c’est la cousine de la Maria, je t’explique pas le délire. Ce n’est pas la peine que je demande une place. Je suis invité à une prochaine représentation qui aura lieu à Sainte-Maure.  Et  je paierai ma place car je ne suis pas un politicaillon!  Ce spectacle sera aussi produit à Loches avec certainement  quelques séances supplémentaires. Le succès oblige. Il devrait être vu au final par plus de 4000 personnes.  Une bonne recette en prespective pour les Restos de notre pote Coluche. Salut à toi Michel. Je t’imagine dans un banquet des laboureurs! Une idée à sousmettre à Christian pour un prochain spectacle populaire. Peuple ne rime pas forcement avec vulgaire, messieurs de la culture!

Mon pote
Notre pote

Je connais certains subventionnés qui aimeraient obtenir autant d’entrées sur leurs festivals. Bon ici, je quitte encore 400 personnes et je file à Preuilly sur Claise. Là bas, Molière est à l’honneur, j’ai envie de faire la sortie de la pièce de théâtre pour poser quelques questions indiscrètes concernant la pratique surprenante d’une association culturelle du Sud Touraine qui envoie en justice un blogueur. Je rentre enfin chez moi avec le sentiment d’avoir bien rempli ma journée. Et faisant le constat que j’ai dû croiser dans la journée plus de 1500 personnes occupées à des activités plus ou moins culturelles. C’est pas mal pour une journée d’hiver à la campagne. Et que vive  Aldi!

Le Centre de CRI

Le Centre de CRI

Arrivé devant les portes de CRI, je me dis que je pourrais bien pousser jusqu’à  Coussay pour voir à quoi ressemble la fin de soirée. Comme dirait mon copain Jean Clown, on va pas s’arrêter là, on va en remettre une! Ici la fête bat son plein, les incorrigibles  festards dansent pendant que Daniel fait soupeser un jambon qui sera le dernier lot à gagner.

Les dominic Allan et les festards

Les dominic Allan et les festards

Les Dominic Allan sont là, sur la scène, et  jouent des standards d’aujourd’hui et d’hier et ça marche encore! J’y vois la persistance des bals musettes que nous avons connus gamins dans ces mêmes villages. Et que de souvenirs et d’émotions au son de l’accordéon…  Je rentre enfin chez moi avec le doux rêve qu’ il y a , ici ou là, certainement des âmes généreuses qui souhaitent faire émerger et développer sur notre territoire une culture dont nos enfants seraient fières un jour!

I have a dream - j'ai un rêve !
I have a dream - j’ai un rêve !

Les correspondants de presse NR et CP, absents sur le terrain, ce jour, pour de bonnes raisons, congés bien mérités, peuvent compter  sur les Posteurs du journal électronique du Centre de CRI pour leur faire passer les photos d’une journée finalement peu banale en milieu rural.

Le retour des blousons noirs

7 février 2010 par Minoterie · Laisser un commentaire
Catégorie : Compagnie Globtrott 

Eddy, Elvis, Jony et Suzy font un come back, c’est le grand show de l’été de la Cie Globtrott. Attention, les mobylettes vont pétarader à nouveau dans les villages de la contrée. Un gourou noir les a envoûté, attention les mémés. Fermer les portes à clef.

Le retour de jony et suzy

Le retour de jony et suzy

Ils n’ont pas de respect pour les lieux sacrés et toujours les derniers à s’arrêter.

La bande des quatre, Eddy, Jony, Suzy, Elvis, pour animer vos fêtes de plein air, pensez y!

Eddy

Eddy

Jony

Jony

Suzy

Suzy

Elvis

Elvis

Animation haute en couleur et en bonne humeur évolutive parmi le public.

animation de rue

animation de rue

La recette de la soupe des contes

2 février 2010 par Jean-Michel Denis · Laisser un commentaire
Catégorie : Compagnie Globtrott 

La soupe, c’est une véritable potion magique. C’est ma première conclusion.  L’organisation de cette première soirée contes me donne cette sorte de révélation. Sa fabrication et sa dégustation nous ont remémoré  un ensemble de paroles entendues de nos anciens. Réflexion faite, je comprends pourquoi nos ancêtres étaient si accrochés. Il y avait tout dedans et ça paraissait pas grand chose en même temps. Matin, midi et soir, à chaque fois, le plein de vitamines! Et pour certains, en complément alimentaire, un petit coup dedans ou à côté et pour d’autres, plus costauds et travailleurs de force un bon coup de gniole pour exterminer les quelques microbes installés dans le tube digestif. J’parle pas de ceux qui abusaient, c’est une autre histoire.

La soupe aux légumes du jardin

La soupe aux légumes du jardin

Préparer la soupe, c’est tout un petit rituel, surtout pour nous qui devions préparer pour remplir une centaine de bol selon nos prévisions. Il faut d’abord trouver des légumes, mais il faut dire que chez nous à la campagne, y’a pas trop de souci, y’a qu’ à se baisser pour les ramasser. Sauf chez ceux pour qui la terre est trop basse! Ensuite, il faut des bonnes volontés, c’est à dire des bénévoles. Des gens qui croient que l’on peut faire des choses, beaucoup, avec des petits riens.

Alexis, les légumes et ses couteaux

Alexis, les légumes et ses couteaux

Cette année, pour notre première, on a eu la chance d’avoir avec nous le président de la saint Blaise de Lésigny qui a  lu à la cérémonie à l’église un texte autour du bénévolat et de la bonne parole ” donner sans vouloir recevoir“. Ni une, ni deux, il l’a appliqué! C’est Claude, et chez nous, il est connu pour sa générosité et ses coups de main facile. Un grand cÅ“ur! Et les autres, Alexis qui sait manier les couteaux de cuisine comme pas deux, Valou et sa maman, des convaincues de la bonne soupe, Véro et Pascale qui à une bonne connaissance des légumes anciens et les conjoints qui se sont occupés des enfants pendant ce temps-là. Les composants de la soupe préparés, celle ci pouvait commencer à se faire dans les grandes marmites électriques de Gilberte. Confort moderne oblige, nous ne sommes pas vraiment des intégristes. Nous fabriquerons, peut être, un jour la soupe en direct. Mais pour l’instant, nous sommes arrivés à la salle des fêtes avec le produit tout fait, près à mijoter tranquillement ,et surtout pour embaumer la salle de cette douce odeur de légumes. La soupe placée là comme symbole de la chaleur humaine et du partage.

Claude, Alexis, Valou et sa maman.

Claude, Alexis, Valou et sa maman.

Une soirée contes réussie est à l’image de la fabrication de la soupe. Il faut de bons légumes du jardin, bien frais, les préparer en fonction de leur nature et les faire arriver dans la marmite au bon moment selon leurs consistances. Les pois plus durs, d’abord, pour finir avec les tendres pommes de terre.  Les enfants des ateliers de théâtre, plus expérimentés, ont commencés à chauffer la salle, fait rire le public. Ensuite, véro la pro en toute simplicité à attaquer le premier conte, puis, sont venus tous les autres qui, avec plus ou moins de facilité, ont su captiver le public.

Une première pour Giovanna

Une première pour Giovanna

Chacun va certainement tirer des leçons de cette expérience pour la prochaine fois faire autrement et différemment. Peut être, pour certain se détacher du livre ou de l’album et de la lecture pour apprendre l’histoire et la vivre encore plus. Véro est là pour aider et donner des conseils afin de s’approprier le récit conté d’une histoire.

Teddy lui aussi!

Teddy lui aussi!

Avoir la facilité de notre mémoire locale, Michel Arnoux dont la tête fourmille de dizaine d’histoires apprises, entendues et vécues. C’est pas évident! Les savoir faire s’apprennent. Il pourra certainement donner quelques conseils pour broder à partir d’une trame. Il a déjà plus de 80 ans et c’est encore un gamin. Il n’a pas pu s’empêcher de venir à la soirée avec la musette de son père ramenée de la grande guerre avec gamelle en aluminium et accessoires… et sa bouteille de Viandox… si la soupe n’avait pas été à la hauteur. J’crois même qu’il en a ramené un peu chez lui, il avait pour ça ce qu’il fallait.

Michel, la musette et la gamelle.

Michel, la musette et la gamelle.

Vous avez dit inter génération! Michel : 83 ans et Jane : 3 ans. Sans commentaires. Ici, nous avons des idées mais nous les appliquons! Faire le plus avec le moins! Notre devise.

Michel, humour, histoire et intergénération

Michel, humour, histoire et inter génération

Et comment transmettre le savoir vivre et la culture!

Les droles à la soupe!

Les droles à la soupe!

La soupe des contes à Lésigny

31 janvier 2010 par Jean-Michel Denis · Laisser un commentaire
Catégorie : Compagnie Globtrott 

N’hésitez pas à rejoindre ce groupe de doux rêveurs le 21 mars pour la deuxième en après-midi N’oubliez pas le droit d’entrée: un légume et un bol pour déguster les soupes à l’entracte. Et que vive la culture populaire rurale.

*

Les conteurs de la soirée

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Samedi 30 janvier de 7h à 10h du soir, c’était la première soirée contes autour d’une soupe à Lésigny. Dehors, il faisait bien froid à ne pas faire sortir un loup, même affamé, à l’intérieur de la salle du pré du four, il y avait une bonne chaleur humaine et surtout une bonne soupe odorante et mijotante!  La soupe! Le secret des grands mères! Toutes les chances de notre côté pour réussir une soirée contes à la sauce contemporaine. Enfants, jeunes, plus âgés et vieux étaient là pour broder  et tricoter des histoires, contes et légendes, d’un autre temps et d’ aujourd’hui. Et surtout venus pour se raconter des histoires! Et croire peut être qu’il faut continuer à douter, à s’interroger pour continuer le chemin de notre destin  d’être humain. C’est, peut être ça, la culture populaire rurale.

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En début de soirée, les enfants des ateliers de théâtre de Véronique Legangneux ont chauffé la salle en présentant deux scènes en cours de réalisations. Les rires du public déjà au rendez vous ! On imagine le spectacle de fin d’année. L’auditoire, mis en condition, était donc disponible pour se lancer dans l’ aventure de la soirée contes autour de la soupe. Le public devint acteur à son tour et fut à la hauteur. Engagement, écoute, convivialité et partage furent le ciment de ce moment passé ensemble. Créer une soirée avec rien mais avec la disponibilité de chacun, c’est pas si compliqué. L’aventure devrait se poursuivre en alimentant notre réflexion de tous ces regards d’enfants observés pendant cette soirée.

A la bonne soupe des contes à Lésigny

29 janvier 2010 par Jean-Michel Denis · Laisser un commentaire
Catégorie : Compagnie Globtrott 

La compagnie Globtrott, une association résolument implantée à la campagne concernée par le développement de la culture populaire en milieu rural va poursuivre son rayonnement à un rythme plus soutenu maintenant qu’elle a  pris le temps de s’installer. Ne mettons pas la charrue avant les bÅ“ufs comme dirait les anciens ! L’année 2010 va voir se mettre en place plusieurs projets festifs dans un esprit de partage, de convivialité et de fraternité. Une première expérience commence le 30 Janvier à la salle des fêtes de Lésigny à 19 h. Elle s’appelle la soirée contes autour d’une soupe. L’idée est simple et généreuse, il s’agit de créer une soirée chaleureuse avec rien. Pas de droit d’entrée, on vient avec un légume et son bol pour boire la soupe à l’entracte. On vient surtout avec une histoire, un conte, une brève à raconter, triste ou drôle. Si on est  un peu timide et que l’on ose pas …, on vient faire le public pour applaudir les conteurs amateurs et chanter le refrain de la bonne soupe des contes. Il y a déjà une vingtaine de conteurs inscrits et déjà dans les starting-blocs pour animer cette soirée qui, je le crois, sera une première. Mettons les paroles du  bon pasteur en pratique! La soirée se décomposera en 3 parties.

Le tract de la soirée contes

Le tract de la soirée contes

En premier, les enfants de l’atelier de théâtre de la Cie Globtrott chaufferont la salle pendant une petite demi-heure, ensuite les contes autour de la soupe débuteront avec les  conteurs amateurs pendant une heure et demi, puis entracte avec la dégustation de la soupe qui aura mijoté à côté de nous. Enfin pour les plus téméraires, une dernière partie avec les contes les plus longs, notamment celui de notre conteur local, Michel, qui nous fera un peu de patois.  Belle soirée fraternelle en perspective. A bientôt pour le bilan.

Jean François Kahn, ami du Cri

27 janvier 2010 par Minoterie · Laisser un commentaire
Catégorie : Centre de Cri - Poste 

Jean François Kahn est notre ami. Pour notre équipe postal de performeurs numériques, appelés aussi posteurs, c’est de la jubilation. Personnellement, quand j’ouvre son canard et que je découvre un de ses articles dans Marianne, moi le directeur du CRI, je vois déjà sa bouille si caractéristique, ses petits yeux intelligents encadrés par ses lunettes d’intello et surtout sa gestuelle d’exalté: je me sens déjà en condition pour recevoir les bonnes paroles et le message du maître à penser.

C’est bon, je sais qu’il va me détendre l’agacement comme dirait la Maria Bodin qui habite du côté d’Abilly, pas loin du Petit Pressigny, n’est-ce pas JFK? C’est de l’efficacité en barres vitaminées, en quelques phrases, il nous présente rapidement une idée forte émanant de son regard qu’il pose sur notre société. C’est extra lisible car il est extra lucide! Il pose avec une telle facilité des mots sur nos impressions de simples citoyens. De sa lumière d’historien éclairé, il théorise brillamment notre présent. Quel soulagement, quand il invente l’expression “la bien pensance“. Quel fortiche. A cet instant, il me livre un condensé lumineux de mes propres réflexions, celles que j’exprime incorrectement par un ensemble de périphrases. Par conséquent, il me donne les outils d’une meilleure expression de ma pensée. Du coup, il me rassure et me transmet un peu de son intelligence. C’est le philosophe des lumières. Nous, nous ne sommes que des éclats de lumières. C’est pour cela que nous aimons JFK au centre de CRI.

Tous les lundis, nous diffuserons des extraits de ses brèves puisées dans le bloc-notes du bon journal et excellent canard qu’il a créé : Marianne. C’est du Kahn Art. Qu’il nous excuse pour cet emprunt. Les bons s’inspirent, les meilleurs copient. Sined

Le Kahn Art

Le Kahn Art

Etsuko Sawada au Grand Pressigny

22 janvier 2010 par Grand Pressigny · Laisser un commentaire
Catégorie : Artistes 

On la connait déjà, c’est Etsuko Sawada. Si vous voulez voir son travail il est actuellement exposé à l’office du tourisme du Grand Pressigny. Elle est venu du Japon apprendre la calligraphie occidentale qu’elle enseigne aujourd’hui, vous pouvez admirer le résultat.

Etsuko Sawada Calligraphie Grand Pressigny

Etsuko Sawada Calligraphie Grand Pressigny

Mashhad un lieu de pélerinage en Iran

21 janvier 2010 par Pierre Murcia · Laisser un commentaire
Catégorie : Philosophie 

Au centre, il y a la table, et autrefois, c’était le lieu du sacrifice. On y tuait la bête et même parfois, l’homme.

En lisant un manuscrit pour un livre que Serge Michel prépare sur l’Iran, et qui sortira bientôt, j’ai appris que la ville de Mashhad, à 1500 kilomètres de Téhéran, est toute entière organisée autour d’un tombeau, comme les convives autour de la table. C’est le tombeau de l’Imam Ali Reza. Il mourut probablement à table en mangeant le raisin que lui avait offert le calife Al Mamoun. Alors j’ai voulu faire un peu d’étymologie (science des mots) sur le nom de Mashhad, qui signifie “ville du martyr”.

Organisation de la ville

Organisation de la ville

Dans nos villages aussi, les rues convergent vers un édifice en forme de croix. Cet édifice est lui-même bâti autour d’une croix et sur cette croix, un homme lynché par la foule. Et à chaque messe, le fidèle se fait un devoir de manger et de boire un bout de son corps (hostie). C’est pour cette raison qu’en anglais, mash, c’est le tumulte de la foule et que mess, c’est la table officielle où on va manger. Le mash de Mashhad est d’origine indo-européenne, et a sans doute un rapport avec le mash anglais. Si un lecteur peut nous renseigner.

Notre messe, c’est le missus, l’envoyé, le bouc expédié dans le désert pour expier les fièvres de la communauté prise de folie. Notre messe renvoie donc à notre table, à la consommation du sacrifice, au tohu bohu de la crise et de la panique, à la victime émissaire qui calme la foule et sa faim. Pour en savoir plus, lisez René Girard.

La Saint Blaise de Lésigny mon retour au pays

12 janvier 2010 par Jean-Michel Denis · Laisser un commentaire
Catégorie : Patrimoine 

Le samedi 23 janvier, c’est la sainte Blaise à Lésigny sur creuse sous la présidence de Claude VOYER. Les «hostilités» vont commencer à 16h30 devant chez moi, ancien président, à la Minoterie où un premier cortège va remonter les rues du village en fanfare pour aller se présenter au domicile du nouveau président. Muni de l’aiguillon, symbole de cette fête, je vais faire la passation de la présidence en remettant l’objet. Premier vin d’honneur suivi d’un défilé qui nous mènera à l’église pour la cérémonie qui sera célébrée par le bon père Jean-Pierre à 18h. A nouveau défilé en fanfare puis un autre vin d’honneur à 19h suivi du Banquet. L’année dernière, j’avais fait un article, paru dans le bulletin municipal, pour expliquer les origines de cette fête en voici le détail:

Le défilé en banda et stars d'un jour

Le défilé en banda et stars d'un jour

Les autochtones, les gens du coin, les ruraux, ceux qui sont nés ici, le savent! Et les autres, ceux qui viennent d’ailleurs et souvent de la ville… Et ben, ceux là, ils vont voir débarquer chez eux, au début de l’hiver, à la nuit tombante, après le boulot, à l’heure où l’on n’a plus envie de voir personne, deux ou trois gars patibulaires avec un grand sourire aimable et qui leurs diront «on passe pour la Saint Blaise». Ces gars là, ce ne sont pas les pompiers, ni le facteur, ni les footeux, qui viendraient présenter le calendrier. Et bien non, ceux là, ils vous présentent la CARTE, ce fameux sésame qui vous donnera le droit d’entrée au BANQUET de la fête des laboureurs et des travailleurs réunis.

Car, il faut vous dire, qu’ici aux confins de la Vienne et de l’Indre et Loire, après les fêtes de fin d’année, on ne s’arrête pas là, on en remet une couche: on ripaille encore une fois. Autour de tables dressées, décorées de gerbes de blé et cocardes tricolores, dans la salle communale, les détenteurs de la fameuse CARTE dégusteront un menu gastronomique préparé par un traiteur engagé pour l’occasion. Et alors, on boira un premier coup, on parlera un peu, on écoutera un discours, on boira un autre coup, on mangera l’entrée, on reboira un coup, Camille, sorte de Coluche local, nous en racontera des bien bonnes de sa jeunesse et aussi des plus récentes parce que lui, il vit la vie! on commencera vraiment à parler fort, Monique nous déclamera un poème que certains n’écouteront pas et se feront engueuler en retour parce qu’il ne respectent pas l’art des autres, on reboira un autre coup, on attaquera le prochain plat apporté par des serveurs sympas, le père Lucien nous chantera une ritournelle que plus personne ne connaît, et pis voilà, on se mettra à parler encore plus fort,… Au bout d’un moment, il n’y aura plus rien à manger, alors, on ira aider la digestion en essayant de danser sur les airs de bal musette. C’est ainsi que cela se passe, ce n’est pas extraordinaire mais on aime ça tout simplement car c’est humain.

Le président en costume républicain

Le président en costume républicain

Quelle est l’origine de cette fête ?…traditionnelle !

Certes l’homme a honoré et célébré la terre, notre mère nourricière, depuis les temps reculés. Mais en menant la recherche autour de la SAINT BLAISE, on s’aperçoit que son apparition remonte à une époque pas si lointaine, tout juste à la fin du 18ème siècle, et qu’elle serait une des nombreuses conséquences de notre révolution française, ce moment de l’histoire qui a tant marqué notre démocratie. Certains hommes politiques de l’époque, tel que monsieur de Robespierre, éclairés par les lumières de philosophes comme Jean Jacques Rousseau, auraient considéré qu’il était souhaitable de créer des fêtes nationales dont celle de l’agriculture. Considérées comme éléments fédérateurs, ils pensaient que les manifestations fraternelles, feraient évoluer le genre humain. «Rassemblez les hommes, vous les rendrez meilleurs…» pensaient-ils. Et considérant que l’agriculture est le premier des arts, tout bon citoyen devait en célébrer la fête. C’est ainsi que dans nos régions, au moment où la terre se repose, nous vîmes apparaître cette fête. Elle s’organisait autour d’un ensemble de rituels faits notamment de cortèges de laboureurs suivis et précédés de chars, ornés de végétaux et tirés par des bœufs. Ils représentaient sous formes de symboles les instruments du travail de la terre et sous formes d’allégories les laboureurs dans les différentes scènes de leur labeur. Des chants accompagnaient les défilés et l’on pouvait entendre sur un air de la Marseillaise les paroles suivantes «aux armes laboureurs, prenez votre aiguillon! Marchez et que la charrue ouvre un large sillon».

Avec le 19ème siècle, ces fêtes patriotiques ont disparu car dans son désir de conquérir le monde, Napoléon 1er s’est alors plutôt préoccupé de ses campagnes (guerrières) que de la campagne!

C’est dans la 2ème moitié  du 19ème siècle, sous la 2ème république, que vont renaître des manifestations agricoles appelées Comices, sorte d’assemblées de spécialistes de l’agriculture venant échanger les expériences de chacun afin d’améliorer les pratiques et les procédés agricoles.

Au début du 20ème siècle, tout en conservant l’organisation des Comices annuels, les fêtes de l’agriculture réapparurent dans le sud Touraine et le nord est Vienne. Elles furent appelées «fête des laboureurs», du nom des travailleurs de la terre, et aussi «Saint Blaise» du nom du saint patron des éleveurs de bœufs.

Après les privations de la 2ème guerre mondiale, elles repartirent de plus belle. Il suffit de regarder les menus des années 50 pour s’apercevoir que le banquet était une véritable ripaille gargantuesque. Par exemple, le 15 février 1953, le traiteur de l’époque, monsieur Primault de Coussay, proposait pour le repas: potage de cheveux d’ange, hors d’œuvre varié, tête de veau ravigote, gigot de pré-salé, haricots verts, rôti, poulet de grain sur cresson, salade de saison, dessert, savarin à la crème, corbeilles de fruits, et tout cela arrosé par des vins de Loire.

Dans les années 60, à l’époque où la télé ne dictait pas encore la vie des gens, ces fêtes faisaient l’objet de préparations importantes, de veillées où chacun s’affairait à concevoir le plus beau char possible. Et pendant la fameuse journée, nous les gamins du village, nous paradions fiers sur notre char, heureux de faire partie d’une communauté d’homme dont la vie avait un sens… Ce rêve se brisa pour nombre d’entre nous quand, à la fin de cette décennie, nous dûmes emprunter le chemin de l’exode rural. Finalement, quand un ancien président, bien inspiré, me demanda de prendre une future présidence, j’ai compris que j’accomplissais enfin mon retour tant désiré au pays. Merci à toi l’ami!

A Lésigny, cette manifestation perdit de son ampleur dans les années 70 et devint très confidentielle car il n’y avait plus que quelques convives autour de la table du banquet. Au début des années 80, sous l’impulsion de Michel Dechesne, alors président du Syndicat d’ Initiative, la fête de la Saint Blaise fut remise au goût du jour, maintenue et prise en charge par cette association. En 1986, à nouveau, un président fut nommé, Daniel Tremblais et un vice président, Michel Nouhaud. Et de leurs efforts conjoints, la fête reprit une certaine importance en termes de fréquentation. N’oublions pas les présidents suivants qui ont maintenu le rythme pour qu’elle perdure jusqu’à nos jours. Alors, Continuons !

une cérémonie en chansons

une cérémonie en chansons

Quel est le sens de cette fête, aujourd’hui, pour moi, président d’un jour?

Aujourd’hui, cette journée de fête rassemble des concitoyens natifs du village et les autres venus d’ailleurs qui ne pratiquent pas de métiers liés à l’agriculture. C’est pour cela qu’il serait préférable de renommer cette manifestation soit « fête du monde rural » ou « fête de la ruralité ». Car les campagnes maintenant regroupent des gens dont les projets s’articulent plutôt autour du retour à la nature comme un idéal de vie. Pour moi, cette journée n’est donc pas qu’un moment où l’on prolongerait mécaniquement une tradition, c’est l’occasion d’entretenir et de développer la fraternité et la solidarité si nécessaire entre nous les hommes pour faire face ensemble aux vicissitudes de la vie. En mettant ma touche personnelle à ce moment festif, je voudrais apporter ma pierre à cette construction du mieux vivre ensemble dont je souhaite qu’il soit partagé par le plus grand nombre. Parole d’humaniste. Alors, quand vous nous recevrez, j’espère que vous comprendrez mieux le sens de notre visite, les vices présidents et moi-même, président d’un jour que je vous souhaite beau.

Herboristerie Larmignat

3 janvier 2010 par fxd · Laisser un commentaire
Catégorie : Centre de Cri - Poste 

On avait déjà eu l’occasion de parler de l’herboriste de Châtellerault à propos de la sortie du livre de Lisa Glenn produit par le Centre de Cri et les Editions Marquetapage. Voici que Jean-François Cavallier croise à nouveau le chemin de notre crieur posteur FXD.

Ca n’arrête pas de sonner ici! Et en plus ce n’est pas le téléphone. Un vrai défilé de clients au lendemain de noël, vous y croyez vous? Mais quelle porte viennent-ils comme ça pousser et ouvrir? Celle de Jean-François CAVALLIER, l’herboriste, installé 72 Grande Rue à Chateauneuf.

Façade rénovée en face de l'église de Chateauneuf

Façade rénovée en face de l'église de Chateauneuf 72 Grande rue

Rencontré quelques jours auparavant, nous avions convenus comme date de discussion ce samedi 26 décembre, vers 10 heures car il ne devait pas y avoir trop de clients. Raté! A croire que les petits commerces ont encore le vent en poupe. Ca, la porte, elle en fait du vent dans la nouvelle boutique du successeur de Mr LARMIGNAT.

Chez Mr CAVALLIER, on trouve des plantes. Mais pas les mêmes plantes que chez les fleuristes. Ici ces plantureuses dames sont enfermées dans des sachets, liquides dans du verre, en gellule,… Des plantes qui soignent, qui remettent en forme, qui font toutes sortes de bienfaits pour le corps humain. Et si je vous dis qu’il ne reste qu’une vingtaine d’herboristerie en France aujourd’hui, vous allez sûrement me répondre que j’ai abusé de certaines plantes!

Jean-François Cavallier successeur de Mr Larmignat

Jean-François Cavallier successeur de Mr Larmignat

Détrompez-vous, si l’enseigne est devenue une fleur rare c’est bien car le Maréchal Pétain supprime le diplôme d’Etat d’herboriste en 1941. Depuis, plus aucun n’a été délivré en France. Et ce n’est sûrement pas prêt de redevenir possible devant le lobby des pharmaciens, des industries chimiques et face à la faible demande pour exercer un métier pourtant séculaire. Soit. N’empêche qu’en 1937, Mr LARMIGNAT obtient son diplôme et file à côté de l’église afin d’y ouvrir une herboristerie! Depuis, elle ne cessera pas de fonctionner et sera reprise en 1999 par Jean-François CAVALLIER qui continuera à faire marcher ce petit commerce. Pharmacien de formation, il a surtout voulu se rapprocher des plantes desquelles sont extraites les molécules utilisées dans les médicaments, ceux que vendent les pharmaciens. Il a donc voulu être à la base du processus de soin.

Pour le successeur, la reprise en 1999 ne fut pas des plus facile. Peu de clients, pas de site internet. Durant ces longues heures sans visite, Mr CAVALLIER préparait ses propres gellules d’herboriste, celles que l’ancien ne fabriquait même pas! Et le bouche à oreille a fait son oeuvre, les anciens clients sont revenus quand de nouveaux venaient faire tinter la clochette de la porte, cette porte qui renferme un monde parallèle à la médecine moderne, cette porte qui ouvre sur un tas d’alternatives.

Les plantes, les gellules, les potions

Les plantes, les gellules, les potions

Aujourd’hui, le magasin marche bien. L’intérieur et la façade ont été rénové il y a moins d’un an, le site internet fait expédier des commandes dans la région entière, et parfois au delà des limites de cette dernière. Il y a même des médecins qui envoient leur patients chez l’herboriste, rien de nouveau, mais un succès toujours constant.

Enfin, si le vide juridique est patent quant au diplôme d’herboriste, il en est tout autant de l’enseigne. On peut continuer à faire fonctionner une herboristerie si on est pharmacien mais on n’a plus le droit d’en ouvrir de nouvelles !

Loin de décrier les médicaments habituels et les pharmacies, Mr CAVALLIER juge son ancien et son nouveau commerce comme autant de voies différentes pour guérir quelqu’un. A bas les égos et les discours pour savoir laquelle de ces deux médecines est la plus performante. Vive la complémentarité médicinale sur un territoire, car c’est bien là l’essentiel que de soigner le plus rapidement et le plus efficacement une personne souffrante.

Pour commander des produits, savoir où et quand parler à Mr CAVALLIER et tout simplement connaître l’ensemble des produits disponibles, vous trouverez sur Larmignat.com tout ce dont vous avez besoin.

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